Ce qui se passe en Ukraine est une illustration du changement géopolitique fondamental que subit notre monde depuis quelques années. À l'origine de ce changement, le revirement radical des États-Unis. Leur volonté de repli sur eux-mêmes et la politique de l'administration actuelle de désengagement total. Mais les conséquences de cette politique rattrapent toujours les États-Unis...
Ce qui se passe en Ukraine est un exemple du nouvel ordre mondial. Avec un élément essentiel qui change petit à petit la face du monde : le repli politique des États-Unis sur eux-mêmes ; leur volonté de ne plus intervenir directement ou indirectement nulle part, que ce soit en Syrie ou en Ukraine.
On pourrait se dire que l'Ukraine est une question plus européenne qu'américaine, l'Europe étant incapable d'avoir une politique étrangère commune. Cela n'est pas un facteur nouveau. Du coup, dans ce nouvel ordre mondial, on voit la Russie afficher ouvertement ses ambitions, la Russie et la Chine s'allier et même si ces deux pays ne s'aiment pas, cette alliance est réelle basée sur le bon vieil adage : les ennemis de mes ennemis sont mes amis.
Ce qui est étonnant aussi c'est que la crise ukrainienne pourrait quand même toucher les États-Unis. C'est là tout le paradoxe. La patronne de la Fed pense qu'un dérapage de la situation dans ce pays aurait un impact sur l'économie américaine. Dans un monde mondialisé, un pays leader comme les États-Unis ne peut pas se désintéresser du reste du monde. À chaque fois que les Américains l'ont fait dans l'histoire des événements tragiques les ont obligés à rejouer leur rôle de puissance mondiale.

