Les élections au Parlement européen (PE) s'étaleront du 22 au 25 mai selon les pays et seront suivies d'une réunion des chefs d'État le 27 où devrait être décidé le nom du futur président de la Commission européenne. Le Parlement européen fonctionne sur la base d'un consensus droite-gauche, laissant de côté les extrêmes. Cela étant, ce sont surtout aux extrêmes du spectre politique, où domine l'euroscepticisme, que les progressions seront les plus spectaculaires (voir graphe ci-contre). Cela n'empêchera pas de former une majorité de consensus au Parlement, mais pourra avoir des répercussions au plan national. En France, le Front national (extrême droite) pourrait être le premier parti politique dans ce scrutin. Idem au Royaume-Uni avec le parti UKIP (antieuropéen), en Grèce avec Syriza (extrême gauche), voire peut-être en Italie avec le M5S (antisystème).
Là où le Parlement national est assez instable (Italie, Grèce), une défaite du gouvernement augmenterait l'incertitude politique à court terme. Au Royaume-Uni, la victoire d'UKIP renforcerait l'aile du parti conservateur qui demande un référendum sur l'appartenance à l'UE. Enfin, un FN victorieux rendrait plus délicate la mise en place du plan d'économie budgétaire qui a eu du mal à passer auprès de nombreux députés socialistes, lesquels le jugent trop inspiré des contraintes de Bruxelles.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine