Le secteur de l'immobilier résidentiel a été cité par Janet Yellen comme un des risques baissiers pesant sur la croissance américaine. Ce secteur a faibli dernièrement et n'a plus contribué positivement à la hausse du PIB depuis deux trimestres, en grande partie du fait de l'effondrement des ventes de maisons. Les hausses conjuguées des taux d'emprunt et des prix des maisons ont contribué à faire reculer les ventes de maisons anciennes de près de 15 % depuis l'été 2013 (graphe ci-contre). Cela peut être vu comme une correction transitoire après le fort rebond observée de la mi-2010 à la mi-2013. La hausse de l'emploi et des salaires devraient améliorer la solvabilité des ménages. Les ventes de maisons existantes sont ainsi attendues, en hausse de 2 % à 4,68 millions en avril. Il y a aussi des contraintes du côté de l'offre. Les constructeurs n'augmentent que petit à petit la taille de leurs opérations. Les ventes de maisons neuves, attendues à 420 000 en avril, restent très inférieures à leur niveau normal. L'enquête NAHB auprès des constructeurs indique des progrès assez lents de ce côté. Au total, il y a un déséquilibre offre-demande qui est propice à une poursuite de la hausse des prix des maisons.

