Thaïlande
La loi martiale instaurée; le gouvernement reste
L'armée thaïlandaise a décrété hier la loi martiale, sans toutefois déposer le gouvernement, afin de rétablir le calme dans le royaume secoué depuis six mois par des troubles politiques entre partisans et opposants au pouvoir en place. Des responsables de l'armée ont assuré qu'il ne s'agissait pas d'un coup d'État. Les militaires n'avaient pas informé le gouvernement provisoire, formé de partisans de l'ancienne Première ministre Yingluck Shinawatra, de leur décision.
Le chef d'état-major de l'armée, le général Prayuth Chan-ocha, a affirmé que la sécurité du pays relevait désormais de ses hommes, chargés de mettre fin aux affrontements qui ont fait 28 morts et 700 blessés depuis le mois de novembre. « La loi martiale n'a aucune conséquence sur notre soulèvement populaire et nous conservons notre droit à manifester contre un mouvement tyrannique », a déclaré le chef de file de l'opposition, Suthep Thaugsuban, à ses partisans. L'éviction de l'ex-Première ministre Yingluck Shinawatra le 7 mai, réclamée de longue date par les opposants, n'a pas suffi à éteindre la contestation des « chemises jaunes » qui réclament un Premier ministre « neutre ».
Mali
La France reporte le basculement de son dispositif militaire
L'armée malienne a repris hier la quasi-totalité des points stratégiques de la ville de Kidal, dans le Nord, où des affrontements entre séparatistes touareg et soldats des forces régulières ont fait plusieurs dizaines de morts samedi, a-t-on appris de source militaire. En outre, le basculement de l'opération Serval au Mali vers un nouveau dispositif militaire français au Sahel, prévu ces prochains jours, a été « décalé de quelques semaines » après les récentes violences à Kidal, a indiqué hier le ministère français de la Défense. Ce report serait justifié par les mesures arrêtées samedi lors d'un sommet à Paris contre le groupe islamiste armé nigérian Boko Haram, a annoncé une source dans l'entourage du ministre.
Pérou
« Oui, je suis gay, et je ne serai jamais président de la République »
Pour la première fois au Pérou, un homme politique, parlementaire et ancien ministre, a fait son coming-out, se revendiquant homosexuel dans un des pays les plus conservateurs d'Amérique latine.
Carlos Bruce, 57 ans, est l'un des principaux promoteurs du débat sur l'union civile entre personnes du même sexe au Pérou. « Oui, je suis gay et fier d'appartenir à un groupe de personnes qui sont si précieuses pour le Pérou », a-t-il déclaré, jetant un pavé dans la mare et suscitant immédiatement soutiens admiratifs, critiques et insultes sur les réseaux sociaux. « Maintenant, à cause de ce que je dis, je ne serai jamais président de la République », a- t-il ensuite plaisanté.
Immigration
500 personnes, dont 133 mineurs, sauvées en mer
Quelque 500 migrants clandestins, dont 133 mineurs et 64 femmes, voyageant à bord de deux grandes barques, ont été secourus au sud de la Sicile, a annoncé hier la marine militaire italienne. Depuis le début de l'année, près de 22 000 migrants et réfugiés sont arrivés par bateau sur les côtes italiennes, soit dix fois plus que sur la même période de 2013, selon Rome.
L'armée thaïlandaise a décrété hier la loi martiale, sans toutefois déposer le gouvernement, afin de rétablir le calme dans le royaume secoué depuis six mois par des troubles politiques entre partisans et opposants au pouvoir en place. Des responsables de l'armée ont assuré qu'il ne s'agissait pas d'un coup d'État. Les militaires n'avaient pas informé le gouvernement provisoire, formé de partisans de l'ancienne Première ministre Yingluck Shinawatra, de leur décision.Le chef d'état-major de l'armée, le général Prayuth Chan-ocha, a affirmé que la sécurité du pays relevait désormais de ses hommes, chargés de mettre fin aux affrontements qui ont fait 28 morts et 700 blessés depuis le mois de novembre. « La loi martiale n'a aucune conséquence sur notre...


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