À Vienne, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, en compagnie de Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères. Dieter Nagl/AFP
Alors que les négociateurs de l'Iran et des grandes puissances (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) reprenaient hier matin leur travail à Vienne pour une seconde journée de discussions sur les limites du programme nucléaire iranien, Israël appelait à user de « tous les moyens » contre la menace de Téhéran.
Après un entretien avec le chef du Pentagone Chuck Hagel en visite à Tel-Aviv, le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon a déclaré aux journalistes : « Je crois que cette menace doit être la priorité absolue pour chacun de nous en usant de tous les moyens, dans tous les domaines. » « Nous pouvons avoir des divergences, y compris importantes, sur les moyens d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, mais nous gardons, le secrétaire à la Défense et moi-même, des canaux de communications », a-t-il poursuivi, assurant que « l'essentiel est qu'Israël soit prêt à se défendre lui-même ».
L'Iran, malgré ses dénégations, est accusé par Israël et plusieurs pays occidentaux de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil. Israël a affirmé à maintes reprises qu'il n'écartait pas une opération militaire afin d'empêcher Téhéran de se doter d'une telle arme.
M. Hagel est arrivé mercredi soir en Israël pour une visite de deux jours consacrée à la sécurité régionale et la coopération bilatérale, dernière étape d'une tournée régionale axée sur l'Iran et la Syrie qui l'a conduit en Arabie saoudite et en Jordanie. M. Hagel doit rencontrer aujourd'hui le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ainsi que le président Shimon Peres, avant de quitter Israël.
Pendant ce temps à Vienne, peu d'informations ont filtré sur l'avancée et le déroulement de cette seconde journée de négociations « très délicates », les parties devant entamer la rédaction d'un accord final. Les parties ont eu mercredi « une journée de travail intensif et utile », a commenté hier Michael Mann, le porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, qui mène les négociations pour les « 5+1 ».
(Source : AFP)


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