Mon ami Gabriel Wehbé, pour qui la magie des mots n'était pas un vain mot, fut un poète et parolier, traducteur et correcteur, juriste, cadre bancaire et... acteur. Je l'ai justement rencontré en 1995 sur le plateau du film d'Élie Khalifé Taxi Service où, entre deux prises de vues, il m'a parlé de ses recueils dont il devait publier par la suite divers poèmes dans Chronique, Hyde Park, La Revue du Liban et Cedrus Libani, sans compter un an d'interventions poétiques hebdomadaires (« La Minute de poésie ») dans l'émission de télévision francophone Le Dialogue des cultures que je produisais pour la NBN. Après avoir composé des vers classiques et des sonnets, Gaby a viré, à la fin des années 60, vers la mouvance surréaliste de poètes tels qu'Apollinaire, Éluard, Aragon ou Supervielle et poursuivit sa quête poétique en l'intensifiant suite à sa perte, en 1978, de quelque 300 ébauches détruites par le feu. Ses muses abstraites ou concrètes lui ont valu d'une poétesse belge cette dédicace : « Pour Gabriel, qui n'est pas un ange mais qui écrit sur des ailes. » Aujourd'hui Gabriel est devenu ange et c'est moi qui écris sur ses ailes.
Agenda - Wadih Safieddine
Hommage à Gabriel Wehbé
OLJ / le 16 mai 2014 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir