Le président du RDCL entouré des ambassadeurs africains.
Le Rassemblement des chefs d'entreprise libanais (RDCL) a organisé hier un débat autour des relations commerciales et économiques entre le Liban et le continent africain. L'événement s'est tenu notamment en présence d'Ibrahim Hassi, ambassadeur d'Algérie, de Shaun Byneveldt, ambasseur d'Afrique du Sud, Ashraf Hamdi, ambassadeur d'Égypte, Ali Oumlil, ambassadeur du Maroc, Amos Idowu, ambassadeur du Nigeria, Ahmad Hassan, ambassadeur du Soudan, et Mohammad Najib Hachana, ambassadeur de Tunisie.
Le président du RDCL, Fouad Zmokhol, a commencé par rappeler la situation économique interne libanaise et ses positions concernant l'élection présidentielle et la crise de l'échelle des salaires. « La position des chefs d'entreprise libanais est claire, a-t-il insisté. Il est indispensable de respecter les délais constitutionnels. Un pays qui ne respecte pas sa Constitution est un pays qui ne se respecte pas, qui ne respecte pas ses citoyens. Un pays qui tend vers un vide constitutionnel est un pays qui cherche à s'autodétruire et à faire fuir ce qui reste de ses investisseurs ou bâtisseurs », a-t-il poursuivi. Et d'ajouter : « Nous demandons un président à la tête de l'État et notre devoir serait de lui prêter main-forte dès le premier jour de son mandat pour traverser et affronter ensemble les défis socio-économiques qui hantent notre environnement, notre pays et notre région. »
Concernant l'échelle des salaires, Fouad Zmokhol a insisté sur la neutralité du RDCL. « Les chefs d'entreprise libanais ne font partie d'aucun bord dans ce conflit. Il s'agit d'une demande légitime des employés du secteur public à leur employeur qui est l'État. Par contre, si l'État se retourne vers les entreprises pour les engouffrer dans cette eau mouvante, pour payer ou financer le prix de sa mauvaise gestion ou gouvernance, nous refusons catégoriquement et demandons des réformes structurelles et une restructuration majeure de l'administration publique avant toute chose. »
Le président du RDCL a conclu par l'ouverture du secteur privé libanais à toute opportunité de partenariat avec l'Afrique. « Chers partenaires d'Afrique, votre région est très riche en ressources naturelles, vous disposez de nombreuses opportunités d'investissements, votre consommation et votre demande sont en croissance continue, votre marché est en expansion... vous constituez un parfait partenaire aux chefs d'entreprise libanais toujours à la recherche de nouveaux horizons. »


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