Ségolène Royal, la ministère française de l'Écologie. REUTERS/Philippe Wojazer
Moins de deux mois après sa nomination au ministère de l'Écologie, Ségolène Royal fait valoir une liberté de parole en contradiction avec la cohésion voulue par Manuel Valls, n'hésitant pas à critiquer ouvertement le tandem de Bercy. « Ceux qui veulent me museler se trompent. Oui, je parle. C'est ma liberté et je la garderai quoi qu'il arrive », poursuit-elle. « Et si j'ai envie de dire autre chose que ce qui est convenu, je le dirai », affirme l'ancienne présidente de Poitou-Charentes dans un article à paraître aujourd'hui dans Paris Match. Elle dénonce également les « boules puantes », la « condescendance », le « mépris », selon elle, de certains ministres et s'offusque des « procès en incompétence » qui lui seraient faits au sein d'une classe politique « majoritairement composée de machos sûrs de leur bon droit ». « Je fais mon travail. Le reste, je m'en fiche. Je n'ai pas de temps à perdre », souligne Ségolène Royal. « Je suis à ce poste parce que je suis compétente. Peut-être même la plus compétente. »


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine