La publication d'une étude américaine suggère que le coronavirus pourrait être transmis par le dromadaire, un animal élevé à grande échelle en Arabie saoudite. Fayez Nureldine/AFP
L'Arabie saoudite multiplie les mesures de prévention pour tenter de contenir la propagation du coronavirus MERS dans le pays, premier foyer de cette infection mystérieuse avec 142 victimes pour un total de 483 cas recensés en deux ans environ.
Le ministère saoudien de la Santé communique quotidiennement sur le coronavirus par le biais d'un site Internet qui comptabilise les cas d'infection et les décès. Cette transparence a suivi les cafouillages de l'ancien ministre Abdallah al-Rabiah, qui a été limogé le 21 avril, après avoir fermé le service d'urgence du plus grand hôpital de Djeddah et mis en doute le lien entre le virus et les dromadaires. Depuis, les autorités n'écartent aucune mesure de précaution en l'absence de vaccin ou de traitement des personnes infectées. Outre l'Arabie saoudite, des cas d'infection ont été recensés dans d'autres pays, dont la Jordanie, l'Égypte, le Liban, les Émirats arabes unis ou encore les États-Unis, mais la majorité des personnes touchées avaient voyagé ou travaillé dans le royaume.

La dernière mesure édictée dimanche concerne les dromadaires après la publication d'une étude américaine suggérant que le coronavirus pourrait être transmis par cet animal élevé à grande échelle en Arabie saoudite. Le ministre de l'Agriculture, Fahd Bel Ghoneim, a détaillé au quotidien Mecca publié hier ces mesures : « Il ne faut pas trop s'approcher de ces bêtes, se munir de masques en les approchant, porter des gants et bien se laver les mains après chaque contact. » Les mesures de précaution concernant les dromadaires ont été décidées en collaboration avec le ministère de la Santé et sur recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'organisation, inquiète d'une hausse des cas, a décidé de tenir aujourd'hui à Genève une réunion d'urgence. Mais l'un de ses porte-parole, Tarik Jasarevic, a dit ne pas savoir quelles décisions pourraient être éventuellement prises par les experts.
(Lire aussi : Premier cas de coronavirus MERS détecté et guéri au Liban)
Réunion d'urgence de l'OMS
Début mai, le ministre de la Santé par intérim Adel Faqih a indiqué qu'il « n'hésitera pas à prendre toutes les mesures nécessaires (...) pour préserver la santé publique ». Son ministère avait ensuite lancé une première campagne, appelant les habitants à observer de strictes mesures d'hygiène, notamment en se lavant les mains régulièrement, à ne pas s'approcher des dromadaires malades et à ne pas consommer la viande crue ou le lait non bouilli de ces animaux. Une équipe d'experts de l'OMS avait alors indiqué, après une mission dans le royaume, que la multiplication des cas pourrait être « due au non-respect des mesures de prévention et de contrôle (du virus) recommandées par l'organisation ».
Notant que « la majorité des infections entre humains ont eu lieu dans des établissements hospitaliers », l'OMS avait souligné la nécessité pour « le corps médical d'améliorer ses connaissances de la maladie ». Outre les campagnes publiques, des médecins, des universitaires et des journalistes se mobilisent pour inciter le public à appliquer les mesures d'hygiène recommandées par les pouvoirs publics.
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Le ministère saoudien de la Santé communique quotidiennement sur le coronavirus par le biais d'un site Internet qui comptabilise les cas d'infection et les décès. Cette transparence a suivi les cafouillages de l'ancien ministre Abdallah al-Rabiah, qui a été limogé le 21 avril, après avoir fermé le service d'urgence du plus grand hôpital de Djeddah et mis en doute le lien entre le virus et les dromadaires. Depuis, les autorités n'écartent aucune mesure de précaution en l'absence de vaccin ou de traitement des personnes infectées. Outre l'Arabie saoudite, des cas d'infection ont...

