Des électrices indiennes musulmanes attendent de voter dans l’État de l’Uttar Pradesh. Les législatives ont pris fin hier en Inde, au bout de cinq semaines. Sanjay Kanojia/AFP
Les électeurs indiens se sont rendus en masse aux urnes lors des cinq semaines d'élections législatives, avec une participation record de 551 millions de personnes (soit 66,38 %), et les premiers sondages de sortie des urnes donnaient une large avance à l'opposition nationaliste hindoue de Narendra Modi.
Selon les enquêtes d'opinion publiées hier soir juste après la fin du scrutin, l'alliance conduite par le Bharatiya Janata Party (BJP) pourrait atteindre la majorité absolue des sièges au Parlement, distançant nettement le parti du Congrès de la dynastie Nehru-Gandhi au pouvoir depuis dix ans. Les analystes appellent cependant à la prudence sur ces sondages qui se sont avérés erronés en 2004 et 2009. Les résultats officiels seront proclamés vendredi.
Les élections se sont achevées hier sur un duel spectaculaire dans la ville sainte de Bénarès, où Narendra Modi espère une victoire symbolique dans sa conquête du pouvoir au niveau national. Le dirigeant du BJP était opposé au nouveau chantre de la lutte anticorruption, Arvind Kejriwal, dans la ville sainte hindoue pour cette dernière phase d'élections marquées par une succession d'attaques personnelles. La ville sainte est riche en symbole pour Modi, candidat de la droite nationaliste hindoue, qui s'est cependant abstenu de toute déclaration radicale pendant la campagne sur ce thème.
Le candidat du BJP a été omniprésent au cours de cette campagne, multipliant les meetings dans tout le pays et éclipsant les interventions des autres cadres de son parti. Il a axé sa campagne sur le bilan économique de son État du Gujarat, qu'il dirige depuis 2001, promettant investissements et créations d'emplois. Pour sa part, Rahul Gandhi, qui a conduit la campagne du Congrès jugée sans relief, a démenti samedi que son parti ait déjà anticipé la défaite : « Je suis confiant dans la volonté des électeurs de nous donner un mandat pour former un gouvernement de rassemblement, favorisant l'équité et l'intégration sociale. »
(Source : AFP)

