L’employabilité est l’aptitude de chacun à trouver et conserver un emploi, à progresser au travail et à s’adapter au changement tout au long de la vie professionnelle, affirme l’OIT.
L'enjeu de l'employabilité des jeunes reste peu étudié dans la région et au Liban. Il est pourtant crucial. À l'initiative du Pr Camille Assaf, directeur du Centre d'études des marchés et de la distribution au Moyen-Orient (Cemadimo), la question essentielle du rôle de l'université dans la conciliation entre les exigences du marché du travail et l'orientation académique des jeunes et leur insertion professionnelle, ainsi que des liens à développer entre les universités et les entreprises, a été au centre d'un colloque régional sur l'employabilité.
Le colloque s'est tenu en partenariat avec la Conférence internationale des dirigeants des institutions d'enseignement et de recherche de gestion d'expression française (Cidegef) et le Bureau Moyen-Orient de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF), avec la participation d'organisations professionnelles telles que le Rassemblement des dirigeants et chefs d'entreprise libanais (RDCL), l'Association des banques du Liban (ABL), l'Association des industriels libanais (AIL) et l'Association des gestionnaires diplômés de l'USJ (ADG).
L'employabilité est définie par l'OIT comme « l'aptitude de chacun à trouver et conserver un emploi, à progresser au travail et à s'adapter au changement tout au long de la vie professionnelle ».
En d'autres termes, selon le Pr Salim Daccache s.j., recteur de l'USJ, qui l'a réaffirmé dans son mot d'ouverture : « Pour l'université, tout programme doit tenir compte de l'importance respective des connaissances pures, du savoir-faire et du savoir-être. »
Pour sa part, Salwa Nacouzi, directrice du Bureau Moyen-Orient de l'AUF, a souligné que le système universitaire doit s'adapter et contribuer à l'insertion professionnelle de ses étudiants par le biais d'un rapprochement entre les universités et les entreprises.
Une approche similaire est défendue par Fouad Zmokhol, président du RDCL, qui recommande de « plus en plus de projets de recherche, de visites d'entreprises, de projets de diplômes réels ainsi que d'une synergie continue avec les sociétés ».
Le président de l'AIL, Fady Gemayel, a quant à lui invité les instances universitaires à orienter les étudiants vers des formations ayant des débouchés dans les secteurs de l'innovation et de la créativité, et à développer des formations universitaires techniques.
Puis Fadwa Mansour, directrice de l'Institut supérieur d'études bancaires (ISEB), a prononcé le mot de François Bassil, président de l'ABL, et passé en revue les efforts entrepris par les banques pour améliorer l'employabilité des jeunes Libanais.


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