Vatican
Le pape François reçoit Karékine II
« C'est une grâce spéciale de pouvoir se rencontrer près de la tombe de l'apôtre Pierre et de partager un moment de fraternité et de prière. » C'est avec ces mots que le pape François a accueilli jeudi le catholicos de tous les Arméniens Karékine II, qui représente l'Église apostolique arménienne. Dans son discours, le pape s'est attardé sur les liens qui unissent l'Église apostolique arménienne et l'Église de Rome, évoquant l'œcuménisme du martyre, chemin de réconciliation. Les fils de la nation arménienne « ont une place d'honneur » dans le martyrologe du XXe siècle et « le témoignage tragique » « d'un nombre incalculable de vos fils » « ne doit pas être oublié ». Le pape François a insisté dans son discours sur les souffrances subies par les chrétiens, et en particulier le peuple arménien, au cours de ces dernières décennies. « L'œcuménisme de la souffrance et du martyre, l'œcuménisme du sang, a souligné le pape, est un puissant rappel à cheminer ensemble sur la voie de la réconciliation entre les Églises, avec détermination et abandon confiant en l'action de l'Esprit. »
Chine
Pékin accuse Washington d'alimenter les tensions dans la région
Le ministère chinois des Affaires étrangères a accusé hier les États-Unis de jeter de l'huile sur le feu en mer de Chine méridionale, avec des « déclarations irresponsables » dans un contexte de tensions accrues entre Pékin, Manille et Hanoi. Ces tensions se sont brusquement aggravées après que Pékin a annoncé la semaine dernière l'installation de structures de forage dans cette mer dont les deux pays se disputent la souveraineté. Washington a taxé cette décision de « provocation ». Ces derniers jours, la zone entourant ce puits de forage a été le théâtre de nombreuses collisions entre navires chinois et vietnamiens : plus de 180, selon Pékin, et les deux pays se rejetant la faute. Dans la foulée, Pékin a fraîchement rejeté l'appel de l'administration US à la libération de militants de l'opposition interpellés à l'approche du 25e anniversaire de la répression de la place Tiananmen, l'accusant d'« ingérence » dans les affaires chinoises internes.
Corée du Sud / Naufrage du ferry
Les parents des lycéens manifestent près du palais présidentiel
Les parents des adolescents noyés dans le naufrage du ferry sud-coréen ont manifesté hier aux abords du palais présidentiel à Séoul, la photo de leurs enfants dans les bras, bientôt rejoints par des centaines de personnes. Les proches des disparus réclament des explications sur la mise en route trop lente selon eux des opérations de secours. Ils veulent aussi savoir pourquoi le premier corps n'a été extrait de l'épave que trois jours après le drame. Le bilan hier était de 273 morts et 31 disparus. Quatre cadavres ont été retrouvés ces dernières 24 heures. Les autorités avaient laissé entendre que les opérations de récupération des corps pourraient s'achever ce week-end.
Thaïlande
Les protestataires lancent leur « bataille finale »
Des milliers de manifestants thaïlandais ont lancé hier leur « bataille finale » contre un gouvernement affaibli par le limogeage mercredi de la Première ministre Yingluck Shinawatra. Un assaut avorté contre un bâtiment de la police a fait six blessés légers, selon le centre de secours Erawan. Canon à eau et gaz lacrymogène ont été utilisés pour repousser un groupe ayant tenté de pénétrer dans le bâtiment fortifié du Club de la police. D'autres groupes ont pris pour cibles les chaînes de télévision, et certains d'entre eux ont pénétré, sans violence, dans le hall de la 9e chaîne, publique. Les manifestants ne démordent pas de leur idée d'instaurer à la place du gouvernement intérimaire un « conseil du peuple », non élu, en charge de « réformes » du système.
USA
Contre Obama et Hillary, les républicains croient tenir leurs scandales
À six mois des législatives, cruciales pour la fin du mandat de Barack Obama, les républicains ont remis sur le devant de la scène deux scandales qui illustrent selon eux les abus du pouvoir démocrate, une stratégie qui vise aussi Hillary Clinton. Deux affaires ont occupé les républicains ces derniers jours au Congrès. La première concerne l'attaque par des extrémistes islamistes de la mission diplomatique américaine de Benghazi, en Libye, le 11 septembre 2012. Quatre Américains, dont l'ambassadeur, y ont trouvé la mort. La seconde est relative au harcèlement administratif par le fisc américain (Internal Revenue Service, IRS) d'une myriade de groupes locaux du Tea Party, qui tentaient d'obtenir un statut fiscal préférentiel. Mais c'est Benghazi qui, potentiellement, représente la plus grande menace politique pour les démocrates, et en particulier Hillary Clinton, qui dirigeait jusqu'à 2013 le département d'État. Les républicains reprochent à l'administration Obama d'avoir sciemment cherché à cacher aux Américains que Benghazi était le fait de groupes terroristes, alors que Barack Obama était en pleine campagne pour sa réélection.
Norvège
« Sacrifié » par le gouvernement, le dalaï-lama reçu au Parlement
La Norvège a qualifié hier de « sacrifice » indispensable à la normalisation de ses relations avec la Chine la décision de son gouvernement de ne pas rencontrer le dalaï-lama, accueilli en revanche au Parlement. « Depuis quatre ans, nous nous trouvons dans une situation où il n'y a aucun contact politique avec les autorités chinoises. Cela rend impossible un dialogue sur les grandes questions difficiles comme le climat et les droits de l'homme », a déclaré la chef du gouvernement, Erna Solberg. En amont, la Chine avait multiplié les mises en garde quant à l'accueil réservé à celui qu'elle considère comme un « séparatiste ». L'absence de rencontre ministérielle avec le dalaï-lama a été fustigée dans l'opinion publique, où de nombreuses voix ont critiqué la « lâcheté » du gouvernement et sa décision de brader ses valeurs pour ses intérêts économiques.
Royaume-Uni
Cameron ne démissionnera pas si l'Écosse choisit l'indépendance
Le Premier ministre britannique David Cameron a exclu hier de démissionner si d'aventure l'Écosse se prononce majoritairement pour son indépendance lors du référendum du 18 septembre. « Il ne s'agit pas de mon avenir, il s'agit de l'avenir de l'Écosse », a dit le chef du gouvernement, interrogé sur ses intentions. David Cameron, qui est hostile à l'indépendance écossaise, a ajouté qu'il pensait avoir « bien agi en permettant la tenue de ce scrutin ». En cas de victoire du oui, Cameron essuierait les plus vives critiques pour avoir approuvé en 2012 la tenue de cette consultation, à un moment où le « non » semblait assuré de l'emporter.
Afrique du Sud
L'ANC reconduit au pouvoir pour cinq ans
Les Sud-Africains ont massivement reconduit l'ANC au pouvoir lors des législatives et régionales de mercredi, voyant toujours dans le parti de Nelson Mandela le glorieux mouvement qui les a libérés de l'apartheid en 1994, malgré deux décennies de gestion contestée. Après dépouillement dans 99,7 % des bureaux de vote, l'ANC obtenait une large majorité absolue de 62,20 %, en recul cependant par rapport à son score de 2009 (65,90 %). Pour l'ANC, ce succès va lui donner de nouveau une majorité absolue au Parlement, dont la première tâche le 21 mai sera de réélire le président Jacob Zuma pour un nouveau mandat de cinq ans.
Irak
Une opération militaire près de Falloujah et des violences ont fait 11 morts
Les forces irakiennes ont lancé hier une opération pour reprendre des secteurs près de Falloujah, une ville tenue par des insurgés à l'ouest de Bagdad, a indiqué un officier. « Une opération militaire a été lancée (...) pour éliminer l'organisation EIIL et libérer Falloujah », a déclaré un officier supérieur de l'armée, en référence au puissant groupe jihadiste de l'État islamique en Irak et au Levant (Daech). « L'opération continuera jusqu'à ce qu'un assaut soit lancé sur Falloujah », a indiqué l'officier. Il semble pourtant incertain qu'un tel assaut intervienne bientôt, les forces de sécurité tentant, en vain, depuis le début de l'année, de reprendre aux insurgés des secteurs de la province d'al-Anbar, à majorité sunnite. Par ailleurs, les forces de sécurité se retrouveraient face à un énorme défi si elles devaient lancer cet assaut contre Falloujah, car l'opération provoquerait très vraisemblablement d'immenses dégâts à la ville et comporterait d'énormes risques pour la population civile. Les bombardements et combats ont fait huit morts et neuf blessés, a indiqué un chef tribal.
Dans d'autres violences hier, trois soldats ont été tués et deux autres blessés dans l'explosion d'une bombe près d'une patrouille de l'armée à Khales, au nord-est de Bagdad, selon un colonel de la police et un docteur.
Coronavirus
Cinq nouveaux décès en Arabie saoudite inquiètent l'OMS
Le ministère saoudien de la Santé a annoncé hier cinq nouveaux décès de malades infectés par le coronavirus MERS, portant à 126 le nombre total de morts liées à la maladie dans le royaume depuis son apparition en 2012. Le nombre total d'infections par le coronavirus est désormais de 463, selon la même source.
Dans ce contexte, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) tiendra une réunion d'urgence sur le coronavirus, a annoncé hier l'agence onusienne. Un porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic, a toutefois indiqué ne pas savoir quelles décisions pourraient être éventuellement prises par les experts.
Tunisie
État d'urgence à Douz après des violences
L'état d'urgence a été décrété à Douz, dans le sud de la Tunisie, après des violences entre tribus ayant fait plusieurs blessés, a annoncé la présidence tunisienne jeudi soir.
Plusieurs personnes ont été blessées ces derniers jours dans des affrontements à coups de pierres, bâtons et fusils de chasse entre deux tribus suite à un conflit concernant des lopins de terre, a indiqué le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mohammad Ali Aroui, sans pouvoir donner de bilan précis. « Suite à la dangereuse détérioration de la situation sécuritaire (...), le président Moncef Marzouki a décidé de proclamer l'état d'urgence dans la région de Douz-Sud du jeudi 8 mai au jeudi 22 mai », a indiqué la présidence dans un communiqué. Le ministère de l'Intérieur a de son côté indiqué qu'un couvre-feu avait été imposé. Le calme était cependant revenu hier, selon Mohammad Ali Aroui. Un couvre-feu avait déjà instauré à Douz en 2011 après de violents affrontements entre jeunes.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef