Après le départ exotique de Belfast, le plus septentrional avec celui de Herning (Danemark) en 2012, et la traversée de l'Irlande jusqu'à Dublin, la course prendra un nouveau départ dans le sud de l'Italie. Pour remonter vers le nord et emprunter les grands cols, notamment des Dolomites, durant la troisième et dernière semaine.
À deux reprises, le Tour d'Italie reviendra dans des lieux rendus fameux par le défunt « Pirate » qui émut et enthousiasma le public, même s'il ne gagna qu'une seule fois la course rose, l'année de son doublé Giro-Tour de France (1998).
Le samedi 24 mai, le peloton retourne au sanctuaire d'Oropa, dédié au culte marial au-dessus de Biella. C'est là que Pantani avait signé un coup de force ahurissant en 1999. Retardé d'une trentaine de secondes par un saut de chaîne au pied de la montée, il avait mené une course-poursuite folle pour devancer de 21 secondes Laurent Jalabert. « Pantani est trop fort ! » avait soupiré le Français. Six jours plus tard, l'Italien était exclu de la course, à Madonna di Campiglio, pour hématocrite non conforme.
Le lendemain, le Giro 2014 arrivera à Montecampione. Dans la longue montée finale (18,6 km), Pantani était sorti vainqueur d'un incroyable bras de fer avec le Russe Pavel Tonkov en 1998. Multipliant les démarrages, se levant de sa selle pour relancer sans cesse l'allure, il avait fini par lâcher son rival à 2,3 kilomètres de la ligne pour le précéder de 57 secondes. « Il n'a jamais grimpé comme cela », devait commenter son directeur sportif Giuseppe Martinelli.
(Source : AFP)

