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Moyen Orient et Monde - Thaïlande

La destitution de Yingluck Shinawatra, un tournant symbolique dans la crise

« Je me suis toujours tenue à la loi et n'ai jamais été impliquée dans des affaires de corruption ou de népotisme », a commenté lors d'une ultime adresse télévisée la Première ministre Yingluck Shinawatra, tombée pour une banale affaire de transfert d'un haut fonctionnaire. Pornchai Kittiwongsakul/AFP

La Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, reconnue coupable d'abus de pouvoir, a été destituée hier, tournant symbolique important pour les manifestants qui réclamaient sa tête depuis des mois. Sa destitution à peine annoncée par la Cour constitutionnelle, Yingluck Shinawatra a été remplacée par une figure de second plan de son gouvernement, le ministre du Commerce Niwattumrong Boonsongpaisan, ayant le rang de vice-Premier ministre. « Je me suis toujours tenue à la loi et n'ai jamais été impliquée dans des affaires de corruption ou de népotisme », a commenté lors d'une ultime adresse télévisée la Première ministre, tombée pour une banale affaire de transfert d'un haut fonctionnaire.
Sa destitution et celle de neuf ministres sur 35 a été accueillie par des cris de joie et des pas de danse parmi les manifestants campant dans un parc du centre de Bangkok. À la Cour constitutionnelle, les manifestants antigouvernementaux dans la rue depuis six mois ont salué la décision à coups de sifflets devenus leur signe de ralliement. « Je suis heureux, même si ce n'est pas tout le gouvernement », a commenté l'un d'entre eux, Linjong Thummathorn.
Le départ de Yingluck était devenu inéluctable, selon les analystes, tant son nom est lié à celui de son frère Thaksin Shinawatra, ancien Premier ministre victime d'un coup d'État en 2006. Son départ pourrait éventuellement permettre d'apaiser la crise, ses ministres les plus en vue ayant été destitués avec elle. Mais les manifestations prévues dans les deux camps dans les prochains jours sont maintenues, faisant craindre de possibles nouvelles violences, alors que la crise a déjà fait plus de 25 morts en six mois de protestations de rue.

Situation inchangée
Avec un Premier ministre par intérim et un gouvernement certes amputé mais encore aux manettes, la situation reste de facto inchangée, la Cour constitutionnelle n'ayant pas procédé au vide politique radical qu'aurait constitué la destitution de tout le gouvernement. « Il y aura un Conseil des ministres vendredi pour allouer de nouvelles positions aux ministres restants », selon le vice-Premier ministre Phongthep Thepkanjana.
Ce nouvel épisode de la crise politique intervient alors qu'il n'y a pas de Parlement, dissous depuis décembre 2013. Les législatives du 2 février ont été invalidées par la justice en raison de leur perturbation par les manifestants. Et de nouvelles élections ont été annoncées pour le 20 juillet et le gouvernement intérimaire réduit prévoit de les mener à bien. Mais les manifestants ont promis de perturber tout nouveau scrutin et le Parti démocrate, principale formation de l'opposition qui avait boycotté le précédent, a refusé de soutenir ces nouvelles élections. Le mouvement des Chemises rouges pro-Thaksin a de son côté promis de redescendre dans la rue en cas de nouveau « coup d'État judiciaire », scénario qui ne s'est pas pour l'instant produit.
(Source : AFP)

 

La Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, reconnue coupable d'abus de pouvoir, a été destituée hier, tournant symbolique important pour les manifestants qui réclamaient sa tête depuis des mois. Sa destitution à peine annoncée par la Cour constitutionnelle, Yingluck Shinawatra a été remplacée par une figure de second plan de son gouvernement, le ministre du Commerce Niwattumrong Boonsongpaisan, ayant le rang de vice-Premier ministre. « Je me suis toujours tenue à la loi et n'ai jamais été impliquée dans des affaires de corruption ou de népotisme », a commenté lors d'une ultime adresse télévisée la Première ministre, tombée pour une banale affaire de transfert d'un haut fonctionnaire.Sa destitution et celle de neuf ministres sur 35 a été accueillie par des cris de joie et des pas de danse parmi les...
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