Égypte
Le chef des Frères musulmans fustige sa condamnation à mort
Le guide suprême des Frères musulmans égyptiens a qualifié hier « d'insulte à la justice » sa condamnation à mort avec près de 700 coaccusés dans un procès de masse, et à nouveau qualifié de « coup d'État » la destitution du président islamiste Mohammad Morsi. Lundi, un tribunal de Minya a prononcé ces peines capitales contre Mohammad Badie et 682 personnes, un mois après un premier jugement similaire pour plus de 500 autres pro-Morsi. « Je n'ai même pas assisté à ce procès et j'ai quand même été, avec un millier d'autres, condamné à mort », s'est exclamé M. Badie à la barre du tribunal du Caire qui le juge. M. Badie a une nouvelle fois dénoncé « une procédure judiciaire d'exception ».
Turquie
Ouverture d'une enquête sur le prédicateur Fethullah Gülen
Une enquête pénale a été ouverte sur le prédicateur musulman Fethullah Gülen après des informations selon lesquelles il tenterait de renverser le gouvernement d'Ankara, ont annoncé hier plusieurs organes de presse turcs. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan avait annoncé mardi qu'il allait réclamer aux États-Unis l'extradition de son ancien allié, qu'il accuse aujourd'hui de vouloir déstabiliser la Turquie. Pour pouvoir extrader Fethullah Gülen, il faudra d'abord que la Turquie émettre un mandat d'arrêt et produise la preuve d'un crime, explique un spécialiste des questions juridiques. M. Erdogan accuse M. Gülen d'avoir construit « un État dans l'État » au sein d'institutions telles que la police et la justice et d'utiliser ces relais pour tenter de prendre le pouvoir. Le ministre de la Culture, Omer Celik, a précisé que l'enquête sur M. Gülen était basée sur des accusations « graves », allant jusqu'à l'espionnage.
Afghanistan
Combats dans la province de Paktika : une soixantaine de talibans tués
Une soixantaine de talibans ont été tués dans le sud-est de l'Afghanistan, près de la frontière pakistanaise, au cours de combats avec les forces gouvernementales soutenues par l'aviation de la coalition, ont rapporté hier les services de renseignements afghans. Les affrontements avaient éclaté lundi, quand 300 membres du réseau Haqqani et des combattants étrangers ont tenté d'attaquer des bases militaires du district de Ziruk, dans la province de Paktika. La Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), sous commandement de l'OTAN, a refusé de s'exprimer sur ces combats. Le réseau Haqqani, qui a fait allégeance au chef taliban mollah Mohammad Omar, est soupçonné d'implication dans certaines des attaques les plus meurtrières de la guerre en Afghanistan. Lui ont été imputés des attentats contre des hôtels fréquentés par les étrangers à Kaboul, un attentat contre l'ambassade d'Inde, une attaque en 2011 contre l'ambassade des États-Unis et plusieurs tentatives d'attentats au camion piégé. Les États-Unis l'ont rangé en 2012 dans leur liste des organisations terroristes.
TurquieOuverture d'une enquête sur le...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef