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Nos lecteurs ont la parole - Tony Naggear

Une suggestion à l’adresse du Premier ministre

Monsieur le Premier ministre,
Je m'adresse à vous pour vous exposer une situation qui préoccupe un grand nombre de vos concitoyens, propriétaires fonciers, dont les biens ont été classés historiques (souvent à tort), sans aucune notification officielle.
Hélas, les autorités ont passé outre le fait que certains ayants droit souffrent d'une totale indisponibilité de liquidité qui aurait pu leur assurer un train de vie décent et les mettre à l'abri du besoin. Cela est inconcevable et inadmissible, la Constitution libanaise prône et garantit la propriété individuelle.
Récemment, une femme, s'adressant de vive voix à l'un de vos ministres, les larmes aux yeux, l'implore pour lui prendre son bien-fonds classé pour assurer le traitement médical de son fils cancéreux, elle-même ne disposant d'aucun autre moyen lui permettant de subvenir à ce besoin.
Est-ce permis ? Bien sûr que non.
Si l'État et vous gouvernants êtes en faveur de cette mainmise, dédommagez les ayants droit de suite et que l'État jouisse de ces bâtiments ad vitam.
Nous savons qu'en ce moment l'État ploie sous le joug de la dette, d'un tas d'obligations, de manque de liquidités, de moins de revenus... Et ces facteurs sont à prendre en considération.
Pour aboutir avec ces propriétaires à une situation « gagnant/gagnant », je vous soumets les solutions suivantes, sachant que d'autres solutions peuvent aussi être envisagées :
a - Libérer de suite ces biens-fonds. Certains propriétaires pourraient décider de garder leur bâtisse en l'état (ni démolition ni vente), mais ils sauront qu'ils jouissent pleinement de leurs propriétés.
b - Créer une caisse pour dédommager équitablement les propriétaires en procédant à une émission d'obligations pour lever des fonds aux taux du marché et à échéance éloignée.
c - Avoir recours aux pays frères et riches, je cite l'Arabie, le Qatar, leur offrant d'avancer les fonds requis pour l'expropriation par l'État contre hypothèque en leur faveur de ces mêmes biens-fonds récupérables par l'État quand ses caisses seront à même de rembourser.
Monsieur Salam, prenez votre décision d'homme d'État sans tarder. Vous prouverez ainsi que vous, fils de Saeb bey, êtes impartial, respectueux du droit, compatissant fidèle à vos déclarations lorsque vous émettiez l'espoir de voir vos concitoyens vivre dans la paix et la prospérité.
Avec tous mes respects.

Tony NAGGEAR
Enseignant universitaire

Monsieur le Premier ministre,Je m'adresse à vous pour vous exposer une situation qui préoccupe un grand nombre de vos concitoyens, propriétaires fonciers, dont les biens ont été classés historiques (souvent à tort), sans aucune notification officielle.Hélas, les autorités ont passé outre le fait que certains ayants droit souffrent d'une totale indisponibilité de liquidité qui aurait pu leur assurer un train de vie décent et les mettre à l'abri du besoin. Cela est inconcevable et inadmissible, la Constitution libanaise prône et garantit la propriété individuelle.Récemment, une femme, s'adressant de vive voix à l'un de vos ministres, les larmes aux yeux, l'implore pour lui prendre son bien-fonds classé pour assurer le traitement médical de son fils cancéreux, elle-même ne disposant d'aucun autre moyen lui permettant...
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