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Économie - Entreprise

General Electric, vénérable figure de l’industrie américaine

Le groupe emploie 307 000 personnes dans le monde et affiche 14 milliards de dollars de bénéfice net annuel pour 146 milliards de chiffre d'affaires.

Le groupe General Electric est candidat au rachat du français Alstom. Sébastien Bozon/AFP

Le groupe General Electric, candidat au rachat du français Alstom, est une énorme société plus que centenaire dont l'histoire se mêle à celle de l'industrie américaine et qui fait figure de modèle du conglomérat moderne.
GE peut se targuer d'origines illustres : son fondateur n'est autre que le pionnier de l'électricité Thomas Edison.
Ce dernier crée en 1878 l'Edison Electric Light Company, qui passe rapidement des premières lampes à filament aux dynamos avant de construire en 1882 la première centrale électrique américaine à New York.
« General Electric » naîtra officiellement dix années plus tard de la fusion de l'entreprise de M. Edison avec un autre fabricant de matériel électrique, Thomson-Houston Company.
Au fil des années, la société va participer à l'émergence des technologies de radio puis de télévision.
Du grille-pain et de la cuisinière électrique au lave-linge et au réfrigérateur, elle produit également les appareils électroménagers qui s'imposent progressivement dans les ménages américains, et se lance dans le crédit à la consommation pour les aider à continuer d'en acheter durant la Grande Dépression des années 1930.
Quand Neil Armstrong devient le premier homme à poser le pied sur la Lune en 1969, GE peut se vanter d'avoir produit le caoutchouc de ses bottes, mais aussi une partie des équipements de communication permettant d'en transmettre les images.
Aujourd'hui, GE emploie 307 000 personnes dans le monde et affiche 14 milliards de dollars de bénéfice net annuel pour 146 milliards de chiffre d'affaires, presque 270 milliards de dollars de capitalisation boursière et un carnet de commandes de 245 milliards de dollars à la fin mars.
Le groupe produit toujours des centrales électriques, des ampoules et des appareils électroménagers, mais aussi des moteurs d'avion, des locomotives, des turbines d'éoliennes, des équipements pour l'industrie pétrolière, des appareils d'imagerie médicale...
La santé de ces secteurs, et leurs investissements, sont généralement liés à la santé de l'économie, dont GE sert en conséquence de « baromètre ».

Recentrage industriel
GE, c'est aussi un peu le modèle du conglomérat moderne.
Il doit beaucoup pour cela à l'un de ses patrons mythiques, Jack Welch. Celui-ci a dirigé le groupe pendant vingt ans, entre 1981 et 2001, durant lesquels il a donné un coup de jeune au mastodonte centenaire et en a fait un fleuron de la Bourse américaine, décuplant les bénéfices et améliorant la valeur pour les actionnaires en taillant sans pitié dans les coûts.
Son principe élémentaire était de faire de chaque division le numéro un de son secteur, ou de la vendre, en réduire la taille voire carrément la fermer.
Jack Welch reste considéré comme l'un des patrons les plus efficaces de l'après-guerre, et l'un des plus imités dans les multinationales du monde entier, en dépit d'une réputation d'autocrate et de licenciements massifs qui lui avaient valu le surnom de « Neutron Jack », par analogie à une bombe maximisant les pertes humaines avec des dégâts aux bâtiments limités.
Jack Welch avait toutefois terminé son règne sur un échec cuisant, le veto des autorités européennes de la concurrence à la fusion de GE avec un autre conglomérat américain, Honeywell.
Son successeur Jeff Immelt, toujours aux commandes aujourd'hui, a été confronté aux conséquences de la récente crise financière qui a durement frappé la division financière, GE Capital, longtemps considérée comme la cinquième banque des États-Unis, et fait vaciller l'ensemble du groupe.
Jeff Immelt a aussi ces dernières années intensifié le recentrage industriel de GE, tournant la page des médias avec la vente de NBCUniversal au câblo-opérateur Comcast, ou réduisant très nettement la voilure dans la finance avec la sortie en cours de la banque de détail pour se limiter au seul financement industriel.
Il accroît en revanche les investissements dans l'énergie, un certain retour aux sources que semble confirmer le projet non formalisé pour Alstom : il porterait justement sur les seuls actifs du groupe français dans ce secteur (équipements pour centrales thermiques, lignes à haute tension ou énergies renouvelables) mais pas sur sa branche transport et ses célèbres TGV.

(Source : AFP)

Le groupe General Electric, candidat au rachat du français Alstom, est une énorme société plus que centenaire dont l'histoire se mêle à celle de l'industrie américaine et qui fait figure de modèle du conglomérat moderne.GE peut se targuer d'origines illustres : son fondateur n'est autre que le pionnier de l'électricité Thomas Edison.Ce dernier crée en 1878 l'Edison Electric Light Company, qui passe rapidement des premières lampes à filament aux dynamos avant de construire en 1882 la première centrale électrique américaine à New York.« General Electric » naîtra officiellement dix années plus tard de la fusion de l'entreprise de M. Edison avec un autre fabricant de matériel électrique, Thomson-Houston Company.Au fil des années, la société va participer à l'émergence des technologies de radio puis de...
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