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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Réconciliation interpalestinienne : le plus difficile commence

Israël suspend les négociations de paix et annonce de futures sanctions.

Le chef du Hamas Ismail Haniyeh (à droite) se réunissant avec le représentant du Fateh Azzam el-Ahmad à Gaza hier. Handout / Reuters

Véritable avancée ou simple tactique ? La réconciliation palestinienne sera rapidement soumise à l'épreuve des faits, le président Mahmoud Abbas devant faire face à la colère d'Israël et à l'inquiétude des États-Unis tandis que le Hamas est sous la pression d'une Égypte ouvertement hostile.
Rappelons que l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), reconnue internationalement comme le seul représentant du peuple palestinien, et le mouvement Hamas, au pouvoir à Gaza, ont signé mercredi un accord de réconciliation, le troisième depuis 2011, au moment même où le processus de paix est totalement bloqué. Cet accord prévoit la formation « d'ici à cinq semaines » d'un gouvernement de « consensus national », dirigé par M. Abbas et constitué de technocrates, et la tenue d'élections à la fin de l'année.
Furieux, Israël a décidé de suspendre les négociations avec les Palestiniens. L'annonce de cette suspension a été faite à l'issue d'une réunion de cinq heures du cabinet de sécurité regroupant M. Netanyahu et ses principaux ministres. « Le cabinet a décidé à l'unanimité que le gouvernement israélien ne négociera pas avec un gouvernement palestinien s'appuyant sur le Hamas, une organisation terroriste qui appelle à la destruction d'Israël », a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu. « En outre, Israël va prendre un certain nombre de mesures en réponse aux gestes unilatéraux » des Palestiniens, a-t-il ajouté, en allusion à des sanctions qui n'ont pas été précisées dans l'immédiat. M. Netanyahu a de plus déclaré à la chaîne américaine NBC que l'accord de réconciliation l'OLP du président Mahmoud Abbas et les islamistes du Hamas était « un pacte (qui) tue la paix ».
En milieu de soirée, le secrétaire d'État américain John Kerry a exhorté les dirigeants israéliens et palestiniens à faire des compromis. « Il existe toujours une possibilité d'avancer, mais les dirigeants doivent pour cela faire des compromis... S'ils ne souhaitent pas faire les compromis nécessaires, cela va devenir très difficile », a souligné le chef de la diplomatie américaine devant des journalistes.

Cabinet de consensus
L'Autorité palestinienne a pour sa part promis d'étudier « toutes les options » en réponse aux décisions punitives d'Israël, selon le négociateur Saëb Erakat. La direction palestinienne se réunira ce week-end à Ramallah en Cisjordanie pour discuter de la crise. Parmi les options possibles, elle pourrait choisir d'adhérer à de nouveaux traités et organisations internationales. M. Erakat a en outre accusé Israël de « vol » alors que ce pays impose déjà des sanctions à l'Autorité palestinienne en gelant le transfert des taxes qu'il perçoit pour le compte de l'Autorité après les récentes demandes d'adhésion de la Palestine à 15 traités et conventions internationaux.
Pendant ce temps, M. Abbas a commencé hier ses consultations pour former le cabinet de consensus qu'il dirigera et qui sera composé de personnalités indépendantes. Il a reçu l'émissaire américain Martin Indyk dont le pays a exprimé sa « déception » après l'accord de réconciliation et a eu une conversation téléphonique avec John Kerry, sponsor du processus de paix, selon des sources palestiniennes. Selon Jibril Rajoub, un proche de M. Abbas, le « cabinet de consensus proclamera de façon claire et nette qu'il accepte les conditions du quartette » (États-Unis, Russie, Union européenne, ONU). Ce dernier exige du Hamas qu'il reconnaisse Israël et renonce à la lutte armée.
« Le Hamas et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) n'ont pas d'autre option que la réconciliation », affirme Naji Chrab, politologue à l'université d'al-Azhar à Gaza. « Le président Abou Mazen (surnom de M. Abbas) a compris que les négociations ont échoué et veut renforcer sa position face à la partie israélienne », explique M. Chrab. Selon lui, le mouvement islamiste, assiégé à Gaza et proscrit en Égypte, est affaibli depuis la chute en juillet dernier du président islamiste égyptien Mohammad Morsi, son allié au sein des Frères musulmans. La destruction des tunnels a généré des pertes mensuelles évaluées à 230 millions de dollars, de l'aveu même du gouvernement du Hamas, qui peine à payer ses fonctionnaires. Il a désormais « une vision politique plus profonde et plus pragmatique », y compris vis-à-vis des négociations avec Israël, assure M. Chrab.
(Sources : agences)

Véritable avancée ou simple tactique ? La réconciliation palestinienne sera rapidement soumise à l'épreuve des faits, le président Mahmoud Abbas devant faire face à la colère d'Israël et à l'inquiétude des États-Unis tandis que le Hamas est sous la pression d'une Égypte ouvertement hostile.Rappelons que l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), reconnue internationalement comme le seul représentant du peuple palestinien, et le mouvement Hamas, au pouvoir à Gaza, ont signé mercredi un accord de réconciliation, le troisième depuis 2011, au moment même où le processus de paix est totalement bloqué. Cet accord prévoit la formation « d'ici à cinq semaines » d'un gouvernement de « consensus national », dirigé par M. Abbas et constitué de technocrates, et la tenue d'élections à la fin de...
commentaires (2)

La clé et dans leur union et surtout que : le « cabinet de consensus proclame de façon claire et nette qu'il accepte les conditions du quartette » soit la reconnaissance d'Israël et renoncement à la lutte armée par toutes les composantes Palestiniennes. Ceci fait, Israël est coincé et ne peut que négocier et commencer a faire des concessions. L'option Iranienne n'a rien apporté de bon et ne fera que détruire encore plus les Palestiniens qui se verront alors littéralement éjectés, sans recours, de ce qui leur reste de leur terre. Espérons qu'ils n'ai pas encore des velléités de suicide car c'est encore le Liban qui en fera les frais.

Pierre Hadjigeorgiou

15 h 34, le 25 avril 2014

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Commentaires (2)

  • La clé et dans leur union et surtout que : le « cabinet de consensus proclame de façon claire et nette qu'il accepte les conditions du quartette » soit la reconnaissance d'Israël et renoncement à la lutte armée par toutes les composantes Palestiniennes. Ceci fait, Israël est coincé et ne peut que négocier et commencer a faire des concessions. L'option Iranienne n'a rien apporté de bon et ne fera que détruire encore plus les Palestiniens qui se verront alors littéralement éjectés, sans recours, de ce qui leur reste de leur terre. Espérons qu'ils n'ai pas encore des velléités de suicide car c'est encore le Liban qui en fera les frais.

    Pierre Hadjigeorgiou

    15 h 34, le 25 avril 2014

  • C'est maintennt que la Palestine unie peut demander a l'Iran de les aider a debarasser le plancher de la presence de cette politique sioniste nefaste pour tout le M.O . Ils en ont les moyens , ils l'ont prouve .

    FRIK-A-FRAK

    13 h 14, le 25 avril 2014

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