Vendredi saint
Pèlerins et Palestiniens chrétiens ensemble à Jérusalem
Des Palestiniens chrétiens et des milliers de pèlerins ont commémoré hier la Passion du Christ, en participant à une procession le long du chemin de croix de Jésus dans la Vieille Ville de Jérusalem, selon la tradition. Venus du monde entier, certains portant des croix en bois, ils ont suivi chacune des stations du chemin le long de la Via Dolorosa, selon un rite millénaire du vendredi saint, trois jours avant de marquer la résurrection du Christ célébrée le dimanche de Pâques.
Parmi les pèlerins figuraient notamment une importante délégation de Serbes, des Russes et des Grecs pour les orthodoxes, ainsi que des Africains, notamment de Côte d'Ivoire, des Italiens, des Français, des Espagnols et des Argentins pour les catholiques. Un pèlerin, d'origine américaine, déguisé en Jésus et portant une croix sur l'épaule ainsi qu'une couronne d'épines sur la tête accompagné par deux faux soldats romains ainsi qu'une femme censée incarner Marie la mère de Jésus, ont également déambulé dans les étroites ruelles de la Vieille Ville.
Parallèlement, d'autres festivités avaient lieu dans la Ville sainte à l'occasion de Pessah, la pâque juive, qui commémore la sortie des juifs d'Égypte selon la tradition biblique et dont les célébrations se poursuivent jusqu'en début de semaine prochaine. Par ailleurs, la police israélienne, présente en force, a limité l'accès à l'esplanade des Mosquées, par crainte de violences après des heurts au cours des derniers jours.
Proche-Orient
Indyk rencontre séparément Palestiniens et Israéliens
Les négociateurs palestiniens et israéliens devaient rencontrer séparément hier l'émissaire américain Martin Indyk, au lendemain d'une réunion tripartite qui n'a débouché sur aucun déblocage du processus de paix, a-t-on appris de source palestinienne. M. Indyk s'entretenait à la mi-journée avec le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat, à Jéricho, a précisé une source palestinienne informée. Aucune confirmation n'a pu être obtenue côté israélien.
Alors que les deux parties tentent de poursuivre leurs difficiles pourparlers de paix, l'Union européenne a demandé hier à Israël de « revenir » sur des décisions récentes prises contre les Palestiniens. La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a ainsi évoqué l'autorisation accordée dimanche dernier à des colons juifs d'occuper une maison très disputée à Hébron et de nouvelles démolitions de maisons palestiniennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Elle a « déploré » aussi « la récente confiscation d'assistance humanitaire de l'UE destinée à des civils vulnérables à Jabal al-Baba ».
Signe de tensions, un graffiti antiarabe a été retrouvé sur les murs d'une mosquée à Oum al-Faham dans le nord d'Israël, et une porte a également été endommagée, a rapporté hier la police israélienne.
Tunisie
Le président Marzouki baisse son salaire de deux tiers
Le président tunisien Moncef Marzouki a annoncé hier une baisse de deux tiers de son salaire, au moment où les finances publiques traversent une phase « critique » selon le gouvernement. « L'État doit être un modèle (...) et c'est pourquoi j'ai décidé de baisser le salaire légal du président de la République (et de le réduire) au tiers » de son montant actuel, a déclaré M. Marzouki, cité par un communiqué de la présidence, sans donner plus de précisions. M. Marzouki a également affirmé avoir « donné des instructions pour davantage de réductions dans les dépenses de la présidence de la République ».
Un soldat tué par une explosion à la frontière algérienne
Un soldat tunisien a été tué hier dans l'explosion d'une mine sur le mont Chaambi, à la frontière algérienne, où l'armée traque depuis 2012 des groupes qui seraient liés à el-Qaëda, selon le porte-parole du ministère de la Défense, Taoufik Rahmouni. Il a par ailleurs indiqué que plus tôt « des échanges de tirs se sont produits entre des militaires et des éléments terroristes ». M. Rahmouni avait affirmé jeudi lors d'une conférence de presse que la Tunisie faisait face à des menaces jihadistes accrues dans cette région, décrétée cette semaine « zone militaire fermée » par la présidence de la République.
Rapt en Libye : les ravisseurs exigent la libération de Libyens
Les ravisseurs de deux employés de l'ambassade tunisienne en Libye, dont le diplomate al-Aroussi Kontassi, exigent la libération de Libyens détenus pour « terrorisme » en Tunisie, a affirmé hier le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mongi Hamdi. « Il semble qu'ils soient de la même famille que des terroristes libyens détenus en Tunisie », a ajouté le ministre.
Iran
Téhéran « n'a pas » d'intention hostile contre les autres pays
L'Iran n'a aucune intention d'agresser d'autres pays, mais se défendra contre toute attaque, a déclaré hier le président Hassan Rohani lors d'un discours à l'occasion d'un défilé militaire, a rapporté la télévision d'État. « Les voisins doivent savoir que l'armée iranienne veut la stabilité de toute la région (...) Durant les négociations nucléaires, nous avons déclaré au monde que nous ne voulons agresser personne et nous ne voulons pas faire la guerre », a déclaré le président Rohani. « Nous sommes des gens de raison et de dialogue et n'agresserons aucun pays, mais nous nous défendrons face à toute agression », a-t-il ajouté.
Russie
Moscou va réarmer les Kouriles, son « avant-poste » dans le Pacifique
La Russie a annoncé hier qu'elle allait mettre en œuvre d'ici à 2016 un plan de réarmement des îles Kouriles, toujours réclamées par le Japon, alors que les tensions internationales causées par la crise ukrainienne ont été jusqu'à la zone Pacifique. Le ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida, dont le pays s'est aligné sur ses alliés occidentaux en condamnant la politique de Moscou en Ukraine, a ainsi fait savoir jeudi qu'il reportait une visite en Russie. Les États-Unis ont de leur côté jugé nécessaire de réaffirmer au début du mois leur soutien militaire au Japon.
Décision de la CIJ
Le Japon va revoir son plan de chasse à la baleine dans l'Antarctique
Le gouvernement japonais a indiqué hier qu'il allait revoir son plan de chasse à la baleine dans l'Antarctique en tenant compte du verdict de la Cour internationale de justice (CIJ), dans le but de lui donner une tournure plus scientifique compatible avec les règles mondiales. Cela signifie que le Japon va cesser la chasse contestée telle qu'il la pratiquait jusqu'à présent en Antarctique, et présenter un autre dossier pour l'Antarctique comportant vraisemblablement davantage d'éléments scientifiques afin de bénéficier de l'exception accordée par la CBI pour les prises de baleines à des fins de recherches. Le Japon entend en revanche dans tous les cas poursuivre la chasse « scientifique » à la baleine ailleurs, en l'occurrence dans l'océan Pacifique.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef