Le président français François Hollande (à gauche) et son homologue mexicain Enrique Peña Nieto à Mexico City. Ronaldo Schemidt/Reuters
Le président François Hollande s'est dit hier convaincu d'ouvrir « une nouvelle page » dans la relation entre la France et le Mexique au début d'une visite d'État. Ce voyage est destiné à sceller la réconciliation après la crise provoquée par l'affaire Florence Cassez, qui avait mené en 2011 à l'annulation de l'année de la France au Mexique.
Rappelant la phrase du général de Gaulle prononcée il y a cinquante ans et proposant que la France et le Mexique marchent « la mano en la mano », M. Hollande a lancé : « Je vous propose d'être le cœur avec le cœur, "el corazon con el corazon" » après avoir été accueilli à Mexico par le président Enrique Peña Nieto. « Une visite d'État est un symbole d'une relation de confiance forte et la preuve d'une amitié solide entre nos deux nations », a souligné le président français au camp militaire de Campo Marte à Mexico, au début de cette visite de deux jours. Depuis 50 ans, « il a pu y avoir des moments difficiles mais nous avons la conviction que nous ouvrons une nouvelle page dans la relation entre nos deux pays », a ajouté M. Hollande.
Le président mexicain a auparavant accueilli son homologue français en soulignant que cette visite d'État marquait « les retrouvailles entre la France et le Mexique ». « Depuis notre première conversation en France en octobre 2012, nous sommes tombés d'accord sur la nécessité de donner une nouvelle impulsion à notre relation bilatérale. » Le président français est venu au Mexique accompagné de plusieurs ministres : Laurent Fabius (Affaires étrangères), Aurélie Filippetti (Culture), Marisol Touraine (Affaires sociales) et Benoît Hamon (Éducation), ainsi que d'une délégation de chefs d'entreprise.
Un potentiel mal exploité
Hier, les présidents français et mexicain devaient signer une trentaine d'accords et de documents dans les domaines de l'éducation, de la santé, de l'aéronautique, des infrastructures, de la sécurité et de l'énergie. Le conseil stratégique franco-mexicain, mis en place en novembre sur décision des deux présidents, devait aussi remettre ses premières propositions pour renforcer la coopération entre les deux pays. Les échanges commerciaux entre la France et la deuxième économie d'Amérique latine se sont d'ailleurs élevés de 14 % par rapport à 2012. Pour un diplomate français, « le potentiel de ce pays n'a pas été pleinement exploité ». M. Hollande devait également s'adresser au Sénat pour un discours centré sur la politique étrangère, avant un dîner d'État au palais national.
Aujourd'hui, les deux présidents doivent participer à la clôture d'un forum économique franco-mexicain avant l'inauguration d'un monument dédié à l'écrivain mexicain Carlos Fuentes, décédé en 2012 et qui fut ambassadeur du Mexique en France de 1975 à 1977. Les deux chefs d'État visiteront ensuite le célèbre site préhispanique de Teotihuacan, près de la capitale, avant de se rendre à Queretaro, pour inaugurer le campus franco-mexicain de l'Université aéronautique, une réalisation montée en partenariat avec les groupes français Safran et EADS-Eurocopter.
(Source : AFP)


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