L'ancien député Misbah Ahdab a assuré que « le prochain président de la République ne sera pas le produit du Liban, mais d'un marché conclu à l'étranger, surtout en cette phase critique ». Il a toutefois souhaité la prise en compte de la dynamique intérieure à ce niveau.
Par ailleurs, il a estimé que « le plan de sécurité de Tripoli, dont la mise en œuvre a été entamée, s'est arrêté au niveau de la première étape », même s'il a qualifié celle-ci d'« excellente ». Précisant que « l'État ne traite qu'avec les groupes armés qu'il protège », il s'est demandé pourquoi il n'écoute que le cheikh Daïa al-Islam al-
Chahhal, et s'abstient de s'adresser à nous pour trouver des solutions pour la ville.
Critiquant « les incitations contre l'armée », il a insisté sur sa qualité de « représentant de Tripoli ». Dans ce cadre, il a jugé nécessaire de résoudre « quelques questions, surtout celles des mandats d'arrêt émis contre certains Tripolitains et pas d'autres, comme si d'aucuns avaient veillé à préserver leurs gens, leur groupe et leurs propres dépôts d'armes ».
« L'État et ses institutions communiquent soit avec leurs groupes, c'est-à-dire les caïds de quartiers, soit avec des groupes extrémistes afin d'éviter de trouver des solutions radicales pour Tripoli, en renvoyant une image d'une ville hostile à l'armée », a-t-il conclu, dans une interview à l'agence d'informations al-Markaziya.
Liban
Ahdab : Le prochain président sera choisi à l’étranger
OLJ / le 10 avril 2014 à 00h00

