Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Ukraine

Iatseniouk : Nous pouvons payer le prix de notre indépendance

Moscou exige de Kiev une véritable réforme constitutionnelle.

La chaîne américaine de restauration rapide McDonald’s possède trois établissements en Crimée : à Simféropol, Sébastopol et Yalta. Sur cette image, des jeunes gens de Simféropol ont été surpris de découvrir le restaurant fermé au moment du déjeuner. Photo Reuters

Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk s'est engagé hier à mettre en œuvre d'impopulaires mesures d'austérité, le prix à payer, dit-il, pour assurer l'indépendance de l'Ukraine face aux pressions constantes de la Russie. M. Iatseniouk reconnaît qu'il sera très difficile de revenir sur l'annexion de la Crimée par Moscou, qu'il qualifie de « crime international », mais indique en retour que Kiev ne la reconnaîtra jamais, même en échange d'un rétablissement de bonnes relations avec la Russie. « Que je sois parfaitement clair : nous ne reconnaîtrons jamais l'annexion de la Crimée (...). Et le temps viendra où l'Ukraine reprendra le contrôle de la Crimée », a-t-il déclaré. Toutefois, M. Iatseniouk sait pertinemment qu'aucun allié de Kiev n'est prêt à se battre pour la Crimée : « Le monde est-il prêt pour une Troisième Guerre mondiale ? Absolument pas! Mais nous pouvons payer le prix de notre indépendance. »
Ainsi, un retour de la péninsule dans le giron ukrainien semble de plus en plus hypothétique. L'Ukraine rencontre des « difficultés temporaires » pour y distribuer le courrier, suspendu jusqu'à nouvel ordre, a indiqué hier l'Union postale universelle (UPU – une agence de l'ONU basée à Berne en Suisse). Quant aux trois McDonald's de Crimée, ils ont fermé pour « des raisons opérationnelles », a annoncé hier la branche ukrainienne du géant américain de la restauration rapide.
En attendant, Kiev bénéficie toujours du soutien affiché de l'OTAN et des Européens, dont les ministres des Affaires étrangères, réunis hier à Athènes, ont appelé « la Russie (à) démontrer qu'elle cherche sérieusement à faire baisser la tension », selon les mots de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Mais par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, la Russie a appelé l'Ukraine à adopter une « véritable réforme constitutionnelle, pas seulement cosmétique » et à prouver son indépendance à l'égard des pays occidentaux. M. Lavrov a en outre évoqué avec son homologue de Moldavie, Natalia Gherman, la question de la Transdniestrie, région séparatiste à majorité russophone où les Occidentaux craignent une opération de Moscou sur le modèle de celle menée en Crimée. Le ministère russe des Affaires étrangères a par ailleurs lancé une mise en garde à la Roumanie, membre de l'UE et de l'OTAN, pour ses prises de position « antirusses » qui ne sont dans l'intérêt « de personne ».
(Sources : agences)

Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk s'est engagé hier à mettre en œuvre d'impopulaires mesures d'austérité, le prix à payer, dit-il, pour assurer l'indépendance de l'Ukraine face aux pressions constantes de la Russie. M. Iatseniouk reconnaît qu'il sera très difficile de revenir sur l'annexion de la Crimée par Moscou, qu'il qualifie de « crime international », mais indique en retour que Kiev ne la reconnaîtra jamais, même en échange d'un rétablissement de bonnes relations avec la Russie. « Que je sois parfaitement clair : nous ne reconnaîtrons jamais l'annexion de la Crimée (...). Et le temps viendra où l'Ukraine reprendra le contrôle de la Crimée », a-t-il déclaré. Toutefois, M. Iatseniouk sait pertinemment qu'aucun allié de Kiev n'est prêt à se battre pour la Crimée : « Le monde est-il...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut