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Liban

Tripoli se relève difficilement du dernier round de violences

Même si le vingtième round des combats s'est achevé à Tripoli, la vie n'a pas pleinement repris dans la capitale du Liban-Nord. Des échanges de coups de feu sporadiques avaient été enregistrés dans la nuit de dimanche à lundi.
Hier matin, l'armée a désamorcé une bombe artisanale, fabriquée à partir de plusieurs bâtons de dynamite pesant 400 grammes, dans le campus de la faculté de sciences de l'Université libanaise, à Qobbé.
L'université avait fermé ses portes la semaine dernière lors des combats entre Bab el-Tebbaneh et Baal Mohsen. Les cours devaient reprendre hier, mais la découverte de la bombe artisanale a perturbé la journée.
La circulation est restée paralysée au rond-point Abou Ali, suite à la présence de tireurs embusqués qui ciblaient la rue de temps à autre.
Des accrochages ont également été enregistrés aux alentours de la mosquée Nassiri, quand l'armée a arrêté un responsable de groupuscule armé de Bab el-Tebbaneh, Saad el-Masri, qui a été remis en liberté plus tard. Ce dernier a publié un communiqué appelant à « l'arrestation de l'ancien député Ali Eid et son fils Rifaat, secrétaire général du Parti arabe démocratique, pour avoir participé, directement et indirectement, au double attentat contre deux mosquées à Tripoli en juillet dernier ».
Hier également, Abdallah Mounaoui, blessé par une balle de franc-tireur il y a quelques jours, est mort sur son lit d'hôpital, portant ainsi à 28 le nombre de tués lors des derniers combats dans la capitale du Liban-Nord.
Par ailleurs, pour répondre aux critiques des ulémas musulmans relatifs au traitement des détenus fondamentalistes interdits de porter la barbe en prison, l'armée a publié un communiqué soulignant que « le cheikh Omar el-Atrach était sans barbe quand il avait été arrêté, alors que Omar Jouanieh n'est pas un religieux et il lui est donc interdit de porter la barbe en prison ».

Appui aux forces légales
Par ailleurs, le ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, a souligné que « le gouvernement prendra des mesures radicales pour mettre un terme à l'insécurité qui règne à Tripoli et ailleurs », en allusion aux accrochages qui ont eu lieu dimanche à Beyrouth entre les hommes du prosyrien Chaker Berjaoui d'un côté et les salafistes ainsi que les habitants du quartier de la Cité sportive de l'autre.
De son côté, le ministre de la Culture, Raymond Araiji, a noté que « le gouvernement devrait œuvrer pour préserver Beyrouth de l'insécurité. Il ne faut pas que la capitale Beyrouth devienne un autre Tripoli ».
Quant au député Ahmad Karamé, il a indiqué que « toutes les villes du Liban souffrent des répercussions de la guerre en Syrie », mettant en garde contre « le chaos qui pourrait détruire le Liban si des mesures ne sont pas prises ».
Le député Antoine Saad a, de son côté, appelé à « assurer une couverture politique à l'armée afin qu'elle puisse se déployer dans tous les quartiers de la capitale du Liban-Nord ».
Pour sa part, le député Ammar Houri a indiqué que « les armes devraient être portées exclusivement par la troupe et la police. La sécurité devrait figurer parmi les priorités du nouveau gouvernement ».
De son côté, le député Mohammad Kabbani a appelé à ce que « l'armée et les forces de l'ordre soient exclusivement en charge de la sécurité à Beyrouth ».
Le député Atef Majdalani a, quant à lui, manifesté son refus d'une « sécurité consensuelle qui ne préservera en aucun cas la sécurité des citoyens ».
Quand à l'ancien député Émile Lahoud, il a estimé que « seule une décision politique pourrait mettre un terme à la mauvaise situation sécuritaire à Tripoli ».

Même si le vingtième round des combats s'est achevé à Tripoli, la vie n'a pas pleinement repris dans la capitale du Liban-Nord. Des échanges de coups de feu sporadiques avaient été enregistrés dans la nuit de dimanche à lundi.Hier matin, l'armée a désamorcé une bombe artisanale, fabriquée à partir de plusieurs bâtons de dynamite pesant 400 grammes, dans le campus de la faculté de sciences de l'Université libanaise, à Qobbé.L'université avait fermé ses portes la semaine dernière lors des combats entre Bab el-Tebbaneh et Baal Mohsen. Les cours devaient reprendre hier, mais la découverte de la bombe artisanale a perturbé la journée.La circulation est restée paralysée au rond-point Abou Ali, suite à la présence de tireurs embusqués qui ciblaient la rue de temps à autre.Des accrochages ont également été...
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