Les récents développements sur le terrain, notamment à Ersal et Tripoli, ont contraint les hauts responsables politiques et sécuritaires à se retrouver autour d'une table pour examiner la situation et prendre les décisions adéquates.
Le chef de l'État, Michel Sleiman, a ainsi présidé une réunion à laquelle ont pris part le Premier ministre Tammam Salam, le vice-Premier ministre Samir Mokbel, le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk, et les hauts commandants des services de l'armée et des forces de sécurité.
Les discussions ont été axées sur la situation dans le pays, plus particulièrement à Ersal et à Tripoli. Les mesures prises dans ces deux localités en vue de juguler la tension et faire face aux attentats à la voiture piégée ont été passées en revue. Les participants ont également examiné les besoins en effectifs et logistiques sur le terrain nécessaires pour le maintien de l'ordre et de la stabilité. Des directives ont été données en ce sens.
M. Salam avait auparavant examiné avec le chef de l'État la situation sécuritaire et le climat général avant le début de la séance parlementaire.
Commentant par ailleurs la question de Ersal, le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, a estimé que le déploiement de l'armée et des Forces de sécurité intérieure dans ce village empêcheront les pratiques « qui pourraient être nuisibles à la localité et à ses habitants, plus qu'à la ville de Baalbeck », a-t-il dit. Le ministre a précisé que les habitants ont décidé de couper la route qui relie Laboué à Ersal suite aux tirs d'obus qui ont atteint à plusieurs reprises les localités de la Békaa du Nord et de la Békaa centrale, les attentats terroristes qui ont visé plusieurs secteurs, notamment dans le Hermel et à Nabi Osman, ainsi que la découverte de voitures piégées.
« Les habitants des localités chiites avaient une seule et même revendication, a ajouté le ministre, le déploiement de l'armée et des forces de sécurité. » Et d'insister sur le fait que de nombreux habitants de Ersal sont attachés à la paix civile et à la coexistence.
Il convient de noter enfin que la direction de la Sûreté générale a publié un communiqué dans lequel elle a annoncé l'arrestation par ses services d'un groupe de cinq personnes de nationalité syrienne qui ont reconnu appartenir à un réseau terroriste ayant acheminé des voitures piégées de Yabroud jusqu'à Ersal, pour le compte du Front al-Nosra.

