Le gouvernement espagnol table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre « au moins égale » à celle atteinte au dernier trimestre 2013, soit 0,2 %, a déclaré hier le ministre de l'Économie, Luis de Guindos.
« Les indicateurs que nous avons déjà montrent qu'effectivement la reprise est là » et le premier trimestre 2014 « sera le troisième trimestre (consécutif) de croissance, avec une croissance que nous attendons au moins égale à celle que nous avons eue au dernier trimestre de l'an passé », a-t-il assuré lors d'un forum organisé par l'agence Efe et le cabinet KPMG.
L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, est sortie au troisième trimestre 2013 de deux ans de récession, mais sa croissance reste faible. Sur l'ensemble de 2014, le gouvernement conservateur table sur une croissance de 1 %, puis 1,5 % en 2015.
En termes d'emploi, le ministre a rappelé que « le premier trimestre a souvent un effet saisonnier négatif » mais a toutefois estimé que « les chiffres seront positifs », alors que le pays est frappé par un taux de chômage parmi les plus élevés de son histoire (26,03 %).
« Nous prévoyons clairement (...) qu'il va y avoir création d'emploi en 2014, ce qui est un changement substantiel car c'est la première fois que cela sera le cas depuis le début de la crise », a précisé Luis de Guindos.
Le chômage en Espagne, qui avait atteint son minimum historique au deuxième trimestre 2007 à 7,95 %, au plus fort de la bulle immobilière, a commencé à grimper à partir de l'éclatement de cette bulle en 2008 et touche désormais près de 6 millions de personnes, dont plus d'un jeune de moins de 25 ans sur deux.
©AFP

