La police a effectué hier des contrôles stricts dans Paris. Tout contrevenant était sévèrement sanctionné. François Guillot/AFP
Transports en commun ou covoiturage pour les bons élèves, amende de 22 euros pour les récalcitrants : la capitale française et sa proche banlieue ont redécouvert hier pour un jour la circulation alternée, mesure antipollution inédite depuis 1997. La mesure, décidée ce week-end par le gouvernement, n'a pas été reconduite pour aujourd'hui en raison d'une « nette tendance à l'amélioration » du taux de pollution de l'air aux particules, qui avait connu des taux alarmants les jours précédents, a annoncé hier après-midi le ministre de l'Écologie, Philippe Martin. Cette amélioration avait été actée un peu plus tôt par l'Association de surveillance de la qualité de l'air en Île-de-France (Airparif).
M. Martin a salué « le civisme et la coopération des Franciliens ». « 90 % des véhicules en circulation dans la capitale avaient une plaque impaire », a-t-il souligné. Sauf dérogations, seules les voitures et motos dotées de plaques impaires étaient autorisées à circuler hier, ainsi que les véhicules électriques ou hybrides, les voitures avec au moins trois personnes à bord, les voitures auto-écoles et les taxis. En outre, les véhicules autorisés devaient respecter les limitations de vitesse déjà en vigueur depuis plusieurs jours du fait de la pollution. Selon le ministre, les bouchons ont connu une diminution de 62 % par rapport au lundi précédent.
En compensation, les transports publics étaient gratuits. La circulation alternée existe dans d'autres villes européennes, comme Athènes ou Rome.
(Source : AFP)

