Le ministre de l’Industrie, Hussein Hajj Hassan, et le président de l’Union des Chambres de commerce, Mohammad Choucair, lors de leur réunion hier. Photo Dalati et Nohra
« Les usines illégales sont une réalité ; il nous incombe de régler ce problème », a déclaré hier le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan.
Ces propos sont intervenus alors qu'il rencontrait à Beyrouth le président de l'Union des Chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture, Mohammad Choucair, venu lui remettre une invitation à se rendre en Arabie saoudite pour participer à la Semaine du Liban à Djeddah.
« M. Choucair a soulevé la question des usines non détentrices d'une licence. Nous tenons à assurer que la question du statut de ces dernières est en cours d'étude, pour que des solutions permettant leur intégration officielle à l'environnement industriel libanais soient trouvées », a affirmé le ministre.
« Nous ne sommes pas là pour pointer les responsabilités des uns et des autres (...) Mais ces usines sont bel et bien présentes et actives – avec ou sans licence. Quelle action doit être entreprise par les autorités, dans l'intérêt de tous ? Fermer ces entreprises, les laisser travailler sans autorisation, ou bien régulariser leur situation au vu des lois en vigueur ? » a poursuivi M. Hajj Hassan.
Il convient de rappeler que le président de l'Union des Chambres de commerce avait affirmé dès décembre 2013 avoir reçu plusieurs dizaines de plaintes autour de pratiques de concurrence déloyale de la part d'industriels syriens, notamment dans la région de la Békaa.
La Semaine du Liban à Djeddah
Organisée par l'Union des Chambres libanaises, la Semaine du Liban à Djeddah sera marquée par une exposition qui s'étendra sur une superficie de 3 000 mètres carrés (m2) et verra la participation de 150 entreprises libanaises, selon M. Choucair.
Prévu du 5 au 9 avril, cet événement rassemblera des représentants de plusieurs secteurs, dont le commerce, l'agriculture, l'industrie ou encore les services, dans le but de dynamiser les échanges et les liens bilatéraux.
« Nous avons choisi la ville de Djeddah parce qu'elle représente le plus grand marché arabe ; si les Saoudiens sont réticents à venir au Liban, nous irons vers eux », a récemment déclaré Mohammad Choucair au sujet de l'événement.
Notons que l'Arabie saoudite figure parmi les plus grands importateurs de produits industriels libanais, se classant régulièrement dans le peloton de tête. Les exportations industrielles à destination du royaume ont totalisé 21,4 millions de dollars fin décembre 2013, le plaçant en deuxième position, juste derrière la Syrie.

