Le riche émirat pétrolier d'Abou Dhabi et la Banque centrale des Émirats arabes unis ont annoncé hier le rééchelonnement des prêts de 20 milliards de dollars consentis en 2009 à Dubaï, alors lourdement endetté.
Cette mesure, prévue pour une période de cinq ans renouvelable et à un taux d'intérêt fixe de 1 %, a fait l'objet de deux accords conclus à Abou Dhabi, la capitale de la fédération des Émirats, a rapporté l'agence officielle WAM.
Les 20 milliards de dollars de prêts, dus à parité à l'émirat d'Abou Dhabi et à la Banque centrale et dont le remboursement vient à échéance cette année, avaient été accordés à Dubaï au moment où cet émirat était frappé de plein fouet par la crise financière de 2009 après avoir connu un développement phénoménal.
Un haut responsable de Dubaï, cheikh Ahmad ben Saïd al-Maktoum, s'est félicité du rééchelonnement du crédit et a rendu hommage aux autorités d'Abou Dhabi pour leur contribution à « relever les défis économiques inhérents à la crise financière mondiale » de 2008. Cheikh Ahmad, président d'Emirates Airlines et du Comité suprême de la politique financière de Dubaï, s'est exprimé lors de la cérémonie de signature des accords, dont les contractants cherchent, selon l'agence WAM, à « renforcer la compétitivité de l'économie des Émirats sur les plans mondial et régional ».
Cette initiative témoigne aussi de l'évolution « positive » que connaît l'économie de Dubaï, qui a permis à cet émirat d'obtenir en novembre l'organisation de l'Exposition universelle de 2020, selon WAM. En novembre 2009, Dubaï avait fait trembler les places financières internationales en demandant un moratoire sur la dette de son groupe Dubai World. Mais le groupe a réussi à obtenir en mars 2011 de ses créanciers un accord final de restructuration d'une dette de 14,7 milliards de dollars.
(Source : AFP)

