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Moyen Orient et Monde - Crise

La réunion de la dernière chance pour l’Ukraine a échoué

Moscou assure n'avoir aucune intention d'envahir les régions russophones.

La grande caricature brandie par ce manifestant ukrainien se passe de tout commentaire. Carl Court/AFP

Les États-Unis et la Russie ont échoué hier à Londres à trouver une solution à la crise ukrainienne. La capitale britannique abritait une rencontre de la dernière chance entre le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et le secrétaire d'État américain, John Kerry. M. Lavrov a fait le constat de l'absence de « vision commune » de Washington et Moscou après de longues négociations avec M. Kerry. Dans la foulée, Washington a confirmé l'incapacité des deux grandes puissances à « trouver un terrain d'entente ». « Nous avons développé de nombreuses idées et nous étions prêts à les proposer (à la Russie) au nom de l'Ukraine, mais il est rapidement apparu » que M. Lavrov « n'était pas autorisé à discuter des propositions ayant des conséquences sur la Crimée avant que le référendum ne se tienne » demain, a indiqué une source au département d'État US. M. Kerry a également insisté sur le fait que le président russe Vladimir Poutine attendait que le référendum soit passé pour prendre une décision sur l'Ukraine.

Alors que de nombreux Ukrainiens pensent que la Russie ne s'arrêtera pas aux frontières de la Crimée et que les milliers de soldats russes massés de l'autre côté de la frontière ne sont pas simplement là pour mener des exercices militaires, M. Lavrov a indiqué que son pays « n'a pas et ne peut avoir le projet d'envahir le sud-est de l'Ukraine ». Il minimisait ainsi la portée des menaces voilées d'intervention formulées quelques heures plus tôt par son ministère à Moscou après de violents incidents à Donetsk. Moscou avait en effet jeté un froid en déclarant qu'elle se réservait le droit de se porter au secours de ses « concitoyens et compatriotes en Ukraine », après des heurts qui ont fait un mort jeudi soir à Donetsk.

Hier aussi, M. Kerry a fermement mis en garde la Russie contre « des sanctions », contre une « réponse » américaine, c'est-à-dire une série de mesures contre Moscou qui pourraient être prises dès lundi, au lendemain du référendum. Selon des sources européennes, l'Union européenne étudie des sanctions contre un nombre « limité » mais « politiquement significatif » d'une trentaine de personnalités jugées responsables de l'intervention russe en Ukraine. Cette liste noire compte des parlementaires, des membres des instances de sécurité, un haut responsable du ministère de la Défense.

À Moscou, M. Poutine a affirmé, lors d'un entretien avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, que le référendum organisé en Crimée était « absolument conforme » au droit international et à la charte des Nations unies. Pour sa part, le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a estimé que le référendum constitue une violation de la Constitution ukrainienne ainsi que du droit international. « S'il a lieu, il sera sans effet et n'aura aucune légitimité politique », a-t-il dit à Bruxelles. Et à New York, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira ce matin en urgence pour voter une résolution occidentale dénonçant le référendum. La Russie risque bien évidemment de mettre son veto au texte.

En Crimée, la minorité tatare, plutôt discrète depuis l'arrivée des forces russes, est descendue dans la rue aux cris de « Soldats russes, rentrez chez vous », au lendemain de l'appel au boycott du référendum lancé par leur leader historique Moustafa Djemilev. À Simféropol, la capitale, le « Premier ministre » et « commandant en chef autoproclamé », Sergueiï Axionov, a appelé les russophones des régions de l'est du pays à suivre son exemple et à organiser des référendums pour demander leur intégration à l'immense Russie. Parallèlement, des appels lancés par des militants prorusses à manifester demain dans les bastions russophones de l'Est, notamment Kharkiv et Donetsk, laissent présager un climat tendu. Bien plus, l'opposition ukrainienne prorusse a demandé de faire du russe la deuxième langue officielle et d'octroyer plus d'autonomie aux régions prorusses, jugeant que le nouveau pouvoir à Kiev était incapable d'enrayer l'escalade.

Sur le terrain, Moscou poursuit des manœuvres militaires dans plusieurs régions proches de l'Ukraine. Des milliers de soldats y participent, dont quelque 4 000 parachutistes, 36 avions et environ 500 véhicules dans la seule région de Rostov-sur-le-Don. Un haut responsable de la diplomatie américaine voyageant avec M. Kerry a exprimé sa « grande préoccupation » de voir la Russie « concentrer, pour la deuxième fois en un mois et en un laps de temps très court, d'importantes forces autour des frontières de l'Ukraine ». Il a parlé « d'intimidation ». De son côté, le groupe public russe d'armements Rostekhnologuii (Rostekh) a affirmé dans la soirée sur son site qu'un drone américain de reconnaissance avait été intercepté à haute altitude au-dessus de la Crimée.


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commentaires (2)

Ils vont finir ces ukrainiens "russophiles", same que des "sacs de sable" sur les frontières de la Russie, dans la même posture que les Chïïtes irakiens en train de défendre le régime des mollâhs Per(s)cés, ou bien que ces chïïtes du Grand-Liban pensant pouvoir encore sauver le régime du lionceau aSSadiot bääSSdiot d'à côté. Yâ wâïyléééh !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

14 h 51, le 15 mars 2014

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Commentaires (2)

  • Ils vont finir ces ukrainiens "russophiles", same que des "sacs de sable" sur les frontières de la Russie, dans la même posture que les Chïïtes irakiens en train de défendre le régime des mollâhs Per(s)cés, ou bien que ces chïïtes du Grand-Liban pensant pouvoir encore sauver le régime du lionceau aSSadiot bääSSdiot d'à côté. Yâ wâïyléééh !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    14 h 51, le 15 mars 2014

  • C'est pas grave , je suis très patient , je vais me répéter , la Russie n'est pas le Burkina Fasso et les ukrainiens de l'ouest feront un tour du monde , seront reçus avec embrassades et cocktails dans toutes les capitales occidécadentes , mais au bout du compte ils se retrouveront comme les palestiniens avec NADA . Elle est pas mal Nada ...

    FRIK-A-FRAK

    13 h 12, le 15 mars 2014

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