L'écrivain et journaliste opposant Akram Bounni a été remis en liberté hier, deux jours après son arrestation à Damas, a indiqué son frère, l'avocat des droits de l'homme Anouar Bounni. Selon lui, Akram a été interrogé par les services de renseignements « sur des articles de presse qu'il publie régulièrement dans des journaux (à capitaux) saoudiens ainsi que sur des sites Internet ». Il faisait référence aux quotidiens al-Hayat et Asharq al-Awsat où Akram Bounni, 58 ans, dénonce régulièrement la guerre en Syrie qui a fait en un peu moins de trois ans 140 000 morts. L'Arabie saoudite, bête noire du régime de Damas, est le principal soutien de l'opposition et de la rébellion syriennes.
Entre 2007 et 2010, cet ancien prisonnier politique a été incarcéré avec 11 autres opposants pour avoir signé la « Déclaration de Damas », un texte réclamant un changement démocratique et radical en Syrie. Membre du parti de l'Action communiste (interdit), il avait été détenu de 1978 à 1980, puis de 1987 à 2001, du temps de l'ex-président Hafez el-Assad, père de l'actuel chef de l'État Bachar el-Assad.
Moyen Orient et Monde
L’écrivain opposant Akram Bounni libéré
OLJ / le 25 février 2014 à 00h00

