L'ancien Premier ministre Saad Hariri a réaffirmé hier qu'il a confiance dans le processus de formation du gouvernement . « Le gouvernement va obtenir la confiance du Parlement. On trouvera les mots qu'il faut pour la déclaration ministérielle », a-t-il affirmé dans un entretien accordé à la chaîne CBC.
Est-ce à dire qu'il sera à Beyrouth pour l'élection d'un nouveau président ? « Il y aura une élection présidentielle (...) et à ce moment vous verrez Saad Hariri au Liban. Il s'agit d'un gouvernement consensuel. Nous avons décidé de nous ouvrir à tous, et cela a conduit à la réussite du processus de formation du gouvernement », a-t-il dit.
Au sujet de la crise syrienne, M. Hariri a précisé : « Il y a un conflit entre le peuple syrien et le régime syrien. Notre position politique et médiatique est de soutenir l'opposition, mais nous n'avons pas fourni des armes ou des hommes armés à l'opposition. Par contre, le Hezbollah a décidé de se battre en Syrie quand il a vu que le régime s'affaiblissait et que le peuple syrien allait l'emporter. » Il a ajouté : « Le Hezbollah se bat en Syrie parce qu'il a un État qui le soutient. »
Interrogé de savoir si Bachar el-Assad a reconnu un rôle syrien dans l'assassinat de son père, M. Hariri a affirmé : « Bachar el-Assad disait toujours que les Syriens n'avaient rien à voir avec l'assassinat. Detlev Mehlis, qui a été l'un des premiers enquêteurs internationaux dans l'affaire, m'a dit lors de notre deuxième rencontre : on ne peut pas prouver que Hitler a ordonné le meurtre de millions de personnes en Allemagne, mais tout le monde sait que Hitler l'a fait. »
Liban
Hariri : Le cabinet obtiendra la confiance !
OLJ / le 24 février 2014 à 00h00

