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Moyen Orient et Monde

En bref

Corées
La politique s'invite à une réunion de proches séparés par la guerre
Des centaines de Coréens âgés ont partagé hier en Corée du Nord leurs premiers moments d'intimité depuis la fin de la guerre il y a plus de 60 ans, une réunion gâchée pour certains par des discours d'endoctrinement politique. En effet, à la fin des entretiens privés, certains participants sud-coréens se sont plaints du fait que leurs proches nord-coréens s'étaient sentis obligés de leur infliger des leçons politiques calquées sur la propagande du régime. Il s'agit de la première réunion de familles coréennes séparées par la guerre (1950-1953) depuis 2010. La Corée du Nord a fini par donner son accord alors qu'elle exigeait au préalable l'annulation d'exercices militaires entre la Corée du Sud et les États-Unis qui commencent lundi.

Venezuela
La violence persiste, mais pas de chaos
Sans sombrer à ce jour dans le chaos, la situation restait tendue hier au Venezuela après plus de 15 jours d'une mobilisation étudiante qui a déjà fait quatre morts, marquée par des affrontements nocturnes entre jeunes radicaux et forces de l'ordre. À la nuit tombée, les quartiers aisés de l'est de Caracas, bastion de l'opposition au président Nicolas Maduro, s'illuminent de feux de poubelles allumés par de jeunes protestataires, s'attirant en retour des jets de gaz lacrymogène par la police, voire ces derniers jours des tirs d'armes à feu par des groupes d'individus à moto non identifiés. Le pouvoir, fidèle à sa rhétorique bien rodée sur l'ennemi extérieur, dénonce une volonté de coup d'État de la « droite fasciste » appuyée par les États-Unis, mais aussi l'ex-président conservateur colombien Alvaro Uribe.

Espagne
L'ETA a commencé à mettre ses armes hors d'usage
L'ETA a commencé à mettre ses armes hors d'usage, a annoncé hier un groupe d'experts étrangers en visite au Pays Basque, un nouveau pas vers la disparition du groupe séparatiste basque après l'abandon de la violence en 2011. Le gouvernement basque a immédiatement reconnu « le pas franchi par l'ETA », mais affirmé que le groupe devait aller plus loin. L'ETA, dont il ne resterait plus qu'une trentaine de militants en liberté, avait toujours refusé jusqu'à présent d'envisager un désarmement tant que ne seraient pas prises en compte certaines de ses revendications, dont le regroupement au Pays Basque de ses militants emprisonnés. Le gouvernement de droite espagnol, de son côté, ne cesse de réclamer la dissolution sans conditions du groupe.

Danemark
La droite anti-immigration dépasse le parti du PM
Le Parti populaire danois (DF), formation eurosceptique et anti-immigration, a dépassé dans les intentions de vote le Parti social-démocrate du Premier ministre Helle Thorning-Schmidt, selon un sondage publié hier. Le DF est ainsi devenu le deuxième parti du pays, avec 19,5 % d'intentions de vote, contre 18,3 % aux sociaux-démocrates. Le parti conservateur Venstre reste premier, avec 25,5 %. La législature au Danemark est de quatre ans. Si une élection législative avait lieu aujourd'hui, la droite (Venstre et DF) l'emporterait avec 56 % des voix contre 44 % à la gauche.

Ouganda / Homosexualité
Museveni « n'embrasserait même pas sa femme en public »
Le président ougandais, Yoweri Museveni, a défendu la loi antihomosexuels ougandaise décriée par les pays occidentaux, en expliquant que la moralité lui interdirait même d'embrasser sa femme en public. « Nous ne voulons pas qu'on nous en impose. Ce débat a été provoqué par des groupes occidentaux qui viennent dans nos écoles pour essayer de faire de nos enfants des homosexuels. » Le Parlement ougandais a voté à une écrasante majorité le 20 décembre une loi durcissant les peines contre les homosexuels, qui prévoit notamment la prison à vie pour les récidivistes. Elle interdit également toute « promotion » de l'homosexualité et rend obligatoire la dénonciation de quiconque s'affichant ouvertement homosexuel(le). « Les Africains ne cherchent à imposer leurs vues à personne », a-t-il encore asséné.

CoréesLa politique s'invite à une réunion de proches séparés par la guerreDes centaines de Coréens âgés ont partagé hier en Corée du Nord leurs premiers moments d'intimité depuis la fin de la guerre il y a plus de 60 ans, une réunion gâchée pour certains par des discours d'endoctrinement politique. En effet, à la fin des entretiens privés, certains participants sud-coréens se sont plaints du fait que leurs proches nord-coréens s'étaient sentis obligés de leur infliger des leçons politiques calquées sur la propagande du régime. Il s'agit de la première réunion de familles coréennes séparées par la guerre (1950-1953) depuis 2010. La Corée du Nord a fini par donner son accord alors qu'elle exigeait au préalable l'annulation d'exercices militaires entre la Corée du Sud et les États-Unis qui commencent...
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