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Moyen Orient et Monde - Soudan Du Sud

Une offensive rebelle contre Malakal fait voler le cessez-le-feu en éclats

Des habitants de Malakal ont trouvé refuge dans l’église catholique de la ville. Toutefois, la nouvelle offensive des rebelles les terrifie et rend leur situation encore plus précaire. Charles Lomodong/AFP

Les rebelles sud-soudanais ont lancé hier une vaste offensive pour reprendre la ville stratégique de Malakal aux forces gouvernementales, faisant voler en éclats le cessez-le-feu signé laborieusement fin janvier par les belligérants. L'offensive a débuté tôt le matin et semble être la plus sérieuse violation de la trêve signée entre le gouvernement de Juba et les rebelles regroupés derrière l'ancien vice-président Riek Machar. Hier dans la soirée, des coups de feu retentissaient toujours.
« Les combats sont très intenses. Il y a des combats en périphérie de la ville. C'est une très grande attaque, coordonnée », avait indiqué une source humanitaire dans la matinée, ajoutant que des avions de combats survolaient la zone pour couvrir les forces progouvernementales. Le porte-parole de l'armée, Philip Aguer, a confirmé l'attaque, qui selon lui a été lancée de trois endroits différents et se poursuivait en soirée, mais a affirmé que les rebelles « ne contrôlent pas » Malakal. « D'ici à demain, je suis sûr que (les rebelles) seront partis », a-t-il ajouté. Un porte-parole de la mission de l'ONU dans le pays (Minuss) a indiqué que les bases locales onusiennes, où sont réfugiés des milliers de déplacés, avaient été isolées par les affrontements. « Il y a des informations selon lesquelles le marché est en feu », a ajouté une autre source humanitaire.
Depuis le 15 décembre, le Soudan du Sud est le théâtre de violents et sanglants combats entre l'armée loyale au président Salva Kiir et la rébellion. Les affrontements, qui ont déjà fait des milliers de morts et quelque 900 000 déplacés, avaient commencé dans la capitale Juba avant de s'étendre au reste du pays, en particulier aux États du Haut-Nil, du Jonglei et d'Unité. Le conflit s'articule autour d'une lutte de pouvoir entre MM. Kiir et Machar. Le premier accuse le second d'avoir tenté un coup d'État. M. Machar dément et reproche en retour à M. Kiir de ne chercher qu'à écarter toute compétition au sein du parti au pouvoir, le SPLM, issu de l'ex-rébellion sudiste qui a affronté Khartoum lors de la longue guerre civile (1983-2005) pré-indépendance, à l'approche d'échéances électorales en 2015. La rivalité politique a cependant très vite pris une dangereuse tournure ethnique : plusieurs massacres à caractère communautaire opposant les deux principales tribus du pays, les Dinka de Salva Kiir et les Nuer de Riek Machar, ont été dénoncés.
Sur le terrain, la situation reste dramatique pour les populations civiles. Les dizaines de milliers de déplacés entassés dans des camps de l'ONU craignent encore trop les représailles ethniques pour rentrer chez eux. À Malakal, une ONG a affirmé que les civils pris au piège étaient terrifiés. « Le fait que le cessez-le-feu ne tienne pas est vraiment inquiétant. Cela nuit grandement à notre travail d'aide aux plus pauvres et aux plus vulnérables », a déclaré une porte-parole de cette ONG.
(Source : AFP)

Les rebelles sud-soudanais ont lancé hier une vaste offensive pour reprendre la ville stratégique de Malakal aux forces gouvernementales, faisant voler en éclats le cessez-le-feu signé laborieusement fin janvier par les belligérants. L'offensive a débuté tôt le matin et semble être la plus sérieuse violation de la trêve signée entre le gouvernement de Juba et les rebelles regroupés derrière l'ancien vice-président Riek Machar. Hier dans la soirée, des coups de feu retentissaient toujours.« Les combats sont très intenses. Il y a des combats en périphérie de la ville. C'est une très grande attaque, coordonnée », avait indiqué une source humanitaire dans la matinée, ajoutant que des avions de combats survolaient la zone pour couvrir les forces progouvernementales. Le porte-parole de l'armée, Philip Aguer, a...
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