Le commissaire européen chargé des Relations de voisinage, Stefan Füle, a souligné hier à Kiev la nécessité de mesures « urgentes » et de la fin de l'« intimidation » des opposants pour sortir de la crise ukrainienne. « J'ai souligné le besoin de prendre des mesures urgentes pour une réforme constitutionnelle et pour la formation d'un nouveau gouvernement qui associe tous les acteurs en présence et qui garantisse de futures élections libres et transparentes », a déclaré M. Füle lors d'une conférence de presse. « J'ai souligné combien la confiance était importante pour le processus politique et qu'elle ne pouvait être atteinte tant que les arrestations, l'intimidation et le harcèlement des manifestants se poursuivraient », a-t-il ajouté.
Le responsable européen s'exprimait à l'issue d'entretiens mercredi et hier avec le président Viktor Ianoukovitch, et des responsables de l'opposition et de la société civile afin de poursuivre les efforts de l'UE pour un règlement politique de la crise dans le pays.
Interrogé sur le montant de l'assistance financière que l'Union européenne était prête à apporter à l'Ukraine, au bord de la faillite, M. Füle a refusé de donner un chiffre précis et a conditionné toute aide à la mise en œuvre de réformes.
Auparavant, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a estimé que les relations entre son pays et l'UE avaient atteint « leur moment de vérité » avec la crise en Ukraine, accusant les Occidentaux de faire pression sur Kiev. M. Füle n'a pas commenté ces propos, se bornant à affirmer que « le seul plan qui pouvait fonctionner était un plan ukrainien, conçu par des Ukrainiens et mis en œuvre par des Ukrainiens ».
Des opposants continuent d'occuper des bâtiments officiels et de camper en permanence sur Maidan, la place de l'Indépendance, en plein centre-ville de Kiev. Et des manifestations continuent de rassembler régulièrement des dizaines de milliers de personnes.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Contestation
À Kiev, l’UE veut des « mesures urgentes » et la fin de l’intimidation
OLJ / le 14 février 2014 à 00h00


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