Le jeune homme de 27 ans, Julien Georges Antoun, enlevé le 28 janvier dernier dans la région de Ouyoun el-Simane, a été libéré samedi soir dans la Békaa-Nord, à proximité du village d'Eiat-Deir el-Ahmar. Pris en charge par l'armée libanaise, il a retrouvé ses parents à la caserne d'Ablah, dans la Békaa. La troupe est toujours à la recherche des ravisseurs du jeune homme.
Cette libération fait suite à une série de perquisitions menées par l'armée dans la Békaa. Selon la LBCI, l'otage a été laissé seul dans une maison. Ses ravisseurs lui auraient dit de contacter les services de renseignements de l'armée qui sont aussitôt venus le libérer.
Une rançon a-t-elle été versée ? Les informations officielles assurent qu'il n'en est rien. De même que la députée Sethrida Geagea qui a salué le rôle de la troupe dans la libération du jeune homme. Elle a souligné que les ravisseurs ont d'abord réclamé une rançon de 3 millions de dollars. Rançon qu'ils ont réduite à un million. Mais au final, « Julien Antoun a été relâché sans aucune contrepartie financière », a-t-elle dit. La famille du jeune homme, elle aussi, a remercié l'armée libanaise et les forces de sécurité, de même que l'ensemble des responsables qui sont intervenus pour la libération de leur fils.
Peu d'informations ont filtré sur les ravisseurs. Selon al-Joumhouriya qui reprend des sources sécuritaires, c'est au village de Talia dans la Békaa qu'a été enfermé l'otage. Toutes les entrées et sorties du village avaient, semble-t-il, été bloquées par l'armée pour empêcher les ravisseurs de déplacer le jeune homme. D'autres médias indiquent qu'une jeune fille est à l'origine de son enlèvement. Elle l'avait attiré à Ouyoun el-Simane, où il devait la rencontrer. Sa voiture, une Range Rover immatriculée 5228, a d'ailleurs été retrouvée abandonnée à Ouyoune el-Simane.
Liban
Julien Antoun libéré « sans versement de rançon »
OLJ / le 11 février 2014 à 00h00

