Des déclarations faites par un certain nombre de personnalités du 8 Mars, il apparaissait hier qu'un gouvernement « n'est pas pour les prochaines heures ». Le verbatim de cette attente nulle est due au député Ibrahim Kanaan, qui a affirmé qu'il ne faut s'attendre « à rien de nouveau dans les prochaines heures en matière de formation gouvernementale ».
M. Kanaan a souligné que le problème résidait dans l'idée d'imposer un « fait accompli » sans consulter, au préalable, le CPL. Il faisait référence à la décision du Premier ministre désigné, Tammam Salam, de ne pas attribuer le portefeuille de l'Énergie à Gebran Bassil (CPL), qui en a fait une question de principe.
M. Kanaan a dénoncé le fait que « tout compromis se fasse aux dépens des chrétiens, l'une des composantes essentielles du tissu social libanais ».
« Le CPL refuse que le fait accompli soit imposé au deuxième plus grand bloc parlementaire », a-t-il indiqué.
De ce fait, M. Kanaan a estimé que tout cabinet qui exclurait un bloc aussi représentatif de l'électorat chrétien serait « anticonstitutionnel ».
Une provocation
Pour sa part, le ministre sortant des Affaires étrangères, Adnane Mansour (proche du mouvement Amal), a rejeté hier comme « une provocation » l'idée d'attribuer le portefeuille de l'Intérieur au général Achraf Rifi, l'ancien directeur général des FSI, bien connu pour son hostilité à la politique du Hezbollah.
Dans le même temps, M. Mansour a indiqué « qu'il est inadmissible de laisser le Liban dans la vide compte tenu de la situation locale et régionale ».
Pour M. Mansour, « le blocage au niveau de la formation du gouvernement a débuté lorsqu'une des composantes politiques a essayé d'éliminer l'autre ».
Cependant, le ministre des Affaires étrangères a affirmé « qu'il est inadmissible de ne pas élire un nouveau président de la République », car « le vide se propagerait vers les autres institutions ».
Intentions cachées
Pour sa part, le ministre sortant de la Justice, Chakib Cortbawi, a indiqué que « des intentions cachées étaient derrière l'insistance à écarter le CPL des consultations en cours sur la formation du gouvernement ».
M. Cortbawi a assuré que « l'affaire ne se résume pas à l'attribution des portefeuilles ministériels de la Défense et de l'Intérieur », mais qu'elle touche au principe du « partenariat » dans la gestion des affaires publiques.
Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a, lui, directement mis en garde M. Salam. « Jouer au plus fin dans la formation du gouvernement pour en exclure une composante essentielle (de la société politique) pourrait tout simplement torpiller la formation du gouvernement », a-t-il dit.


La veritable force des resistances c'est l'UNITE avant tout . L'autre cote se qui s'y passe est deplorable .
14 h 43, le 08 février 2014