Rechercher
Rechercher

Économie - Finance

La BCE laisse ses taux inchangés, faisant fi de l’inflation faible

Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a décidé de laisser son principal taux directeur à 0,25 %. Certains analystes s'attendaient à une baisse.

« Le fait d’avoir une inflation basse pendant une période prolongée constitue un risque en lui-même » et nécessite un « contrôle étroit », a affirmé hier le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi. Daniel Roland/AFP

La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu son principal taux d'intérêt directeur inchangé hier, au niveau historiquement bas de 0,25 %, lors de sa réunion mensuelle de politique monétaire, malgré le niveau faible de l'inflation en zone euro.
Cette décision intervient alors que certains analystes misaient sur une baisse de ce taux en raison du chiffre particulièrement bas de la hausse des prix dans la région en janvier.
À 0,7 %, celle-ci est largement inférieure à l'objectif de la BCE de près de 2 % à moyen terme. Et après 0,9 % en novembre et 0,8 % en décembre, les craintes d'une entrée en déflation de la zone euro, synonyme de baisse des prix et des salaires qui pénalise l'activité économique, ont ressurgi. Mais la BCE, par la voix de ses responsables, n'a cessé d'affirmer depuis quelque mois qu'elle ne voyait pas ce risque se concrétiser.
Pour Jonathan Loynes, chef économiste Europe chez Capital Economics, la décision de la BCE de ne pas toucher à ses taux est « décevante au regard des attentes soulevées ces derniers jours ». « Mais le conseil des gouverneurs a peut-être simplement décidé que les chiffres n'étaient pas assez bas encore pour agir immédiatement et peut vouloir attendre les prévisions économiques de ses services, qui seront disponibles le mois prochain ».

Les options encore possibles
En attendant, analystes et marchés vont guetter la moindre parole du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, pour tenter de deviner la direction que souhaite prendre l'institution monétaire de Francfort.
Quant au taux de dépôt, dont il est régulièrement évoqué que la BCE puisse le porter en territoire négatif, elle l'a laissé inchangé à 0 %. Ce taux est celui auquel elle rémunère les liquidités excédentaires placées dans ses caisses pour 24 heures par les banques.
Par ailleurs, la possibilité que la BCE cesse de « stériliser » ses achats de dette publique opérés dans le cadre du programme SMP (rachat d'obligations) entre 2010 et 2012, a gagné en crédibilité ces derniers jours.
Cette stérilisation, qui consiste à inciter les banques à déposer leurs liquidités sur un dépôt hebdomadaire, est destinée à éviter un surplus de liquidités sur le marché et donc une menace inflationniste. Or cet argument n'a plus lieu d'être.
Mais pour Michael Schubert et Jörg Krämer, de Commerzbank, l'arrêt de la stérilisation pourrait apaiser des tensions sur le marché monétaire mais pas les risques de désinflation, qui nécessitent « une politique plus expansionniste ». Et les marchés pourraient réagir négativement à un geste considéré comme trop timide, selon eux.

(Source : AFP)

 

La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu son principal taux d'intérêt directeur inchangé hier, au niveau historiquement bas de 0,25 %, lors de sa réunion mensuelle de politique monétaire, malgré le niveau faible de l'inflation en zone euro.Cette décision intervient alors que certains analystes misaient sur une baisse de ce taux en raison du chiffre particulièrement bas de la hausse des prix dans la région en janvier.À 0,7 %, celle-ci est largement inférieure à l'objectif de la BCE de près de 2 % à moyen terme. Et après 0,9 % en novembre et 0,8 % en décembre, les craintes d'une entrée en déflation de la zone euro, synonyme de baisse des prix et des salaires qui pénalise l'activité économique, ont ressurgi. Mais la BCE, par la voix de ses responsables, n'a cessé d'affirmer depuis quelque mois qu'elle ne...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut