Le chef de l'État, Michel Sleiman, a félicité le patriarche Béchara Raï pour la teneur du document de Bkerké qui, a-t-il dit, reflète les « constantes nationales et la référence à un État juste et moderne tout en insistant sur l'unité des Libanais et la convivialité ».
Le président, qui a appelé le prélat maronite, a en outre salué l'évocation par ce document de la déclaration de Baabda et de la neutralité du Liban par rapport aux conflits extérieurs, ainsi que la mention de la stratégie de défense et du monopole de la violence par les forces militaires légales.
M. Sleiman a insisté par ailleurs sur l'importance pour le Liban de respecter ses engagements en matière de résolutions internationales. Il a en outre signalé l'allusion faite dans le document de Bkerké à « l'attachement du Liban au régime démocratique fondé sur l'alternance au pouvoir et le principe de l'État de droit et des institutions ».
Le document de Bkerké est une « vision libanaise originelle qui exprime les réalités de la convivialité entre l'ensemble des Libanais », a pour sa part déclaré l'ancien chef de gouvernement Saad Hariri. « Ce
document doit constituer une feuille de route pour l'édification de l'État, la consolidation de l'unité nationale et le soutien aux institutions légales de sorte à mettre fin à la pourriture politique et sécuritaire dont pâtit actuellement le Liban », a-t-il dit.
Pour l'ancien Premier ministre, Fouad Siniora, il s'agit d'un document « important qui vient s'ajouter à une série de documents nationaux. Il incarne par conséquent la continuité de la grande histoire nationale de Bkerké ». M. Siniora a estimé que « les titres évoqués par le document s'inspirent des fondements sur lesquels a été édifié le Liban », saluant cette « initiative nationale louable qui élève l'entité nationale d'un cran tout en réaffirmant le retour à l'État unificateur et la consolidation de la déclaration de Baabda ».
Le député Fouad el-Saad a estimé pour sa part que le document de Bkerké réaffirme les constantes historiques et nationales de l'Église maronite, notamment la coexistence et la concomitance des destins des chrétiens et des musulmans.
« Le plus important dans ce document est l'appel à la neutralité du Liban, qui doit être mis à l'écart du jeu des axes régionaux et l'abandon des armes en vue de les remettre aux autorités libanaises. » Le député a également salué l'appel au respect du pacte national et du rôle des institutions dans l'objectif de revitaliser l'entité et le retour à la vie politique, sociale et économique dans toute sa normalité. Le député a expliqué que le document de Bkerké est aussi une invitation aux Libanais, notamment aux chrétiens, à épargner la présidence de la République des dangers d'un vide politique.
Même son de cloche chez le député Boutros Harb, qui a également salué la confirmation par ce document des « constantes historiques et nationales de l'Église maronite, de la convivialité et de la nécessité de respecter le pacte national ». M. Harb s'est en outre félicité de l'appel lancé aux responsables politiques afin qu'ils « dépassent les revendications sectaires et personnelles en vue de la réalisation de l'intérêt national afin de pouvoir faire face aux développements dangereux au Liban et dans la région ». Il a également relevé l'invitation adressée aux députés chrétiens invités à accomplir leur devoir constitutionnel et national et à participer à l'élection du prochain chef de l'État.
Enfin, pour le chef du parti des Najjadé, Moustapha al-Hakim, le document de Bkerké a tracé la voie pour extirper le Liban de la crise.
Liban
Baabda et les pôles du 14 Mars applaudissent au document de Bkerké
OLJ / le 06 février 2014 à 00h00


ET LES HUITISTES... DES M'ENFOUTISTES ???
14 h 15, le 07 février 2014