Le 19 juillet 2013, le thermomètre accusait 30 °C à Lille en France. Denis Charlet/AFP
2013 a été la sixième année la plus chaude depuis 1850, ex aequo avec 2007, confirmant l'inexorable réchauffement de la planète, selon les statistiques de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une institution des Nations unies basée à Genève.
« La température moyenne de 2013 confirme la tendance au réchauffement sur le long terme », souligne le secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud. « C'est une réalité indéniable, même si le rythme de réchauffement n'est pas uniforme. Vu les concentrations record de gaz à effet de serre qui sont mesurées dans l'atmosphère, la hausse des températures va se poursuivre sur plusieurs générations », a estimé le météorologue. « Notre action ou inaction pour diminuer les émissions de gaz carbonique et des autres gaz à effet de serre vont modeler l'état de notre planète pour nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants », a encore prévenu M. Jarraud.
La température en surface est une variable météorologique bien connue et mesurée, note l'OMM, mais elle ne représente qu'un aspect des changements en cours car plus de 90 % de la chaleur supplémentaire causée par l'homme est absorbée par les océans. On a commencé à effectuer des observations météorologiques systématiques depuis 1850. Le XXIe siècle compte déjà 13 des 14 années les plus chaudes jamais observées. Le record est détenu par 2010 et 2005, suivies de 1998, marquée par un phénomène El Niño extrêmement puissant, souligne l'OMM. Les phénomènes El Niño et La Niña, connus respectivement pour réchauffer ou refroidir le climat, font partie des principales causes de variabilité naturelle de ce dernier. Ils ont été notoirement absents en 2013, année plus chaude que 2011 et 2012.
Conséquence du réchauffement climatique, le niveau des mers monte. Il s'élève sous l'effet de la dilatation thermique, et de la fonte des glaciers terrestres et des calottes de l'Antarctique et du Groenland. Cette hausse des eaux représente une menace pour les petits États insulaires du Pacifique, mais aussi de très nombreuses mégalopoles côtières d'Asie ou de la côte Est des États-Unis.
Les données publiées hier sont les résultats préliminaires d'un rapport annuel que l'OMM diffusera en mars.
« La température moyenne de 2013 confirme la tendance au réchauffement sur le long terme », souligne le secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud. « C'est une réalité indéniable, même si le rythme de réchauffement n'est pas uniforme. Vu les concentrations record de gaz à effet de serre qui sont mesurées dans l'atmosphère, la hausse des températures va se poursuivre sur plusieurs générations », a estimé le météorologue. « Notre action ou inaction pour diminuer les émissions de gaz carbonique et des autres gaz à effet de serre vont modeler l'état...

