Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a dénoncé hier les déclarations « sans valeur » d'une responsable américaine selon laquelle une partie des installations nucléaires iraniennes n'étaient pas nécessaires pour un usage civil.
Lors d'une audition au Sénat américain, la numéro trois du département d'État Wendy Sherman, qui mène la délégation américaine au sein du 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), a affirmé que l'Iran n'avait « pas besoin du site d'enrichissement souterrain et fortifié de Fordo (...) et du réacteur à eau lourde d'Arak pour avoir un programme nucléaire civil ». Le site souterrain de Fordo était utilisé jusqu'au 20 janvier pour l'enrichissement à 20 %. Il produit actuellement de l'uranium à 5 %.
Les responsables américains « doivent cesser de parler de choses impossibles (...). Ceux qui connaissent les objectifs pacifiques de notre programme nucléaire savent que nous ne négocierons pas sur ces installations » dans le cadre des discussions avec les grandes puissances, a insisté M. Zarif. Le ministre iranien a ajouté que Mme Sherman devait s'en tenir à « la réalité » et « éviter de faire des déclarations à but interne qui perturbent le climat en vue d'une solution globale » à la crise du nucléaire iranien.
L'Iran et le groupe 5+1 doivent reprendre les 18 et 19 février leurs négociations en vue d'un accord final sur le nucléaire. Selon un accord intérimaire de six mois entré en application le 20 janvier, Téhéran a suspendu l'enrichissement d'uranium à 20 %, entre autres, en échange d'une levée partielle des sanctions occidentales. L'Iran a accepté de limiter ses activités pour la construction du réacteur à eau lourde d'Arak, qui utilise la filière du plutonium, et s'est engagé à ne pas construire d'usine de retraitement, nécessaire pour purifier le plutonium en vue de l'utilisation militaire redoutée, malgré les démentis de Téhéran, par les grandes puissances et Israël.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Nucléaire Iranien
Téhéran dénonce les déclarations « sans valeur » d’une responsable américaine
OLJ / le 06 février 2014 à 00h00


Dans ce cas, la Sherman a tout a fait raison. Pourquoi un pays a-t-il besoin de central fortifiée si ce n'est pour usage militaire? Ça le dérange a Zarif que leur tactique de perte de temps n'a pas encore pris. Ils ne lâcheront pas le morceau et l'Iran doit se conformer aux conditions requises.
10 h 16, le 06 février 2014