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Moyen Orient et Monde - Thaïlande

En Thaïlande, les manifestants appellent à invalider les élections

Les manifestants sont redescendus hier dans les rues de Bangkok, au lendemain de législatives qu'ils ont fortement perturbées, promettant de trouver un moyen de faire tomber le gouvernement. Des centaines de manifestants ont emboîté le pas de leur meneur Suthep Thaugsuban, pour montrer que le scrutin ne changeait rien à leur détermination de chasser la Première ministre Yingluck Shinawatra, qu'ils accusent d'être une marionnette de son frère Thaksin qu'ils haïssent.
Hier matin, aucun résultat, même partiel, n'avait été publié par la Commission électorale, confrontée à une perturbation sans précédent du scrutin par les manifestants. Ceux-ci ont empêché l'acheminement des bulletins et ainsi forcé 10 000 bureaux de vote (soit 10 % de l'ensemble) à garder porte close dimanche. La commission a toutefois annoncé hier un premier chiffre de participation de 45,84 % des 44,6 millions d'électeurs inscrits dans des circonscriptions où le vote a pu se tenir.
Mais pour les manifestants, il n'y a aucun doute, « cette élection doit être invalidée », a plaidé hier leur porte-parole Akanat Promphan, au départ du défilé. « La Constitution dit que l'élection doit se tenir sur une seule journée. Cela a été impossible », bulletins de vote et enregistrement des candidatures ayant été bloqués dans de nombreuses circonscriptions, s'est-il réjoui.
Le parti au pouvoir, le Puea Thai, grand favori du scrutin, a quant à lui insisté sur le fait que le vote avait pu être organisé sans encombre dans une grande partie du pays, après trois mois d'une crise politique qui a déjà fait au moins dix morts. « Cela montre que la moitié de la population veut la démocratie et un Parlement formé par la majorité », a commenté son porte-parole Prompong Nopparit.
Le ministre du Travail Chalerm Yubamrung, en charge de l'application de l'état d'urgence à Bangkok, a été plus loin, prédisant une victoire du Puea Thai avec « entre 265 et 289 sièges ». Aux élections de 2011, le Puea Thai avait déjà remporté la majorité absolue des 500 sièges.
La plus grande incertitude planait hier sur la suite des évènements, notamment sur l'organisation d'un nouveau vote pour les électeurs privés dimanche. Les résultats pourraient prendre des semaines, voire des mois, avant d'être publiés. Dans tous les cas, le Parlement ne peut pas se réunir faute d'un quorum de 95 % des 500 députés, le vote n'ayant pu se tenir dans de nombreuses circonscriptions. Et un scrutin de remplacement est prévu le 23 février pour les quelque 440 000 électeurs déjà empêchés de mettre leur bulletin dans l'urne lors du vote par anticipation une semaine plus tôt. Malgré les promesses de continuer le mouvement, la mobilisation des opposants qui réclament le remplacement du gouvernement par un « conseil du peuple » non élu s'est essoufflée.
(Source : AFP)

Les manifestants sont redescendus hier dans les rues de Bangkok, au lendemain de législatives qu'ils ont fortement perturbées, promettant de trouver un moyen de faire tomber le gouvernement. Des centaines de manifestants ont emboîté le pas de leur meneur Suthep Thaugsuban, pour montrer que le scrutin ne changeait rien à leur détermination de chasser la Première ministre Yingluck Shinawatra, qu'ils accusent d'être une marionnette de son frère Thaksin qu'ils haïssent.Hier matin, aucun résultat, même partiel, n'avait été publié par la Commission électorale, confrontée à une perturbation sans précédent du scrutin par les manifestants. Ceux-ci ont empêché l'acheminement des bulletins et ainsi forcé 10 000 bureaux de vote (soit 10 % de l'ensemble) à garder porte close dimanche. La commission a toutefois annoncé hier...
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