Au moins 700 policiers supplémentaires ont été destitués ou mutés dans d'autres villes de Turquie du fait de leur rôle dans l'enquête pour corruption qui a visé l'entourage de certains ministres ou des hommes d'affaires réputés proches du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, ont rapporté hier certains médias turcs. Au total, plus de 5 000 policiers ont été destitués ou mutés depuis que l'affaire de corruption a éclaté au grand jour le 17 décembre. Deux cents procureurs et juges ont été eux aussi mutés ces derniers temps dans le cadre d'une purge de l'appareil judiciaire, qui a pour ainsi dire permis de bloquer l'enquête pour corruption, dans laquelle M. Erdogan voit un « putsch judiciaire ». En outre, un député du parti au pouvoir a annoncé sa démission, portant à huit le nombre de parlementaires qui ont quitté la formation gouvernementale depuis le début du scandale politico-financier. Mohammad Cetin faisait déjà l'objet d'une procédure d'expulsion de l'AKP pour avoir « calomnié » sa formation. Malgré ce départ, l'AKP dispose toujours d'une très large majorité au Parlement.
Moyen Orient et Monde
La purge continue dans les rangs de la police
OLJ / le 01 février 2014 à 00h00

