La nouvelle de l'hospitalisation aux États-Unis du chef des SR saoudiens l'émir Bandar ben Sultan a poussé certains milieux politiques libanais à croire qu'elle est le signe d'un changement d'orientation de la politique saoudienne, voire internationale, dans la région et en particulier au Liban. Ces milieux ont ainsi considéré que cette hospitalisation arrive à point nommé pour favoriser un virage dans la politique saoudienne, qui se serait concrétisé par la volte-face du chef du courant du Futur Saad Hariri au sujet de la formation d'un gouvernement dit rassembleur, avec des représentants du Hezbollah.
Justement, des sources proches du 8 Mars affirment à ce sujet qu'il s'agit d'une interprétation un peu hâtive et que, pour l'instant, rien n'indique un tel changement. Comme, selon ces mêmes sources, les dossiers régionaux sont devenus totalement imbriqués les uns dans les autres, on ne peut pas considérer qu'il y aurait un changement sur le dossier libanais sans toucher les autres dossiers. Or, jusqu'à présent, nul ne peut prétendre que la politique saoudienne (et même américaine) à l'égard du dossier syrien ait changé. Le discours du ministre saoudien des Affaires étrangères à Montreux est significatif à ce sujet, ainsi que la récente décision américaine de continuer à armer les factions « non extrémistes » de l'opposition syrienne. Et même dans la définition des « factions non extrémistes », précisent les sources proches du 8 Mars, l'administration américaine continue à faire preuve de complaisance, admettant la possibilité d'ouvrir un dialogue et peut-être d'inclure ultérieurement, « le Front islamique », récemment formé sur l'impulsion de l'Arabie saoudite, dans les négociations de Genève. Or ce Front regroupe des formations proches d'el-Qaëda et son chef, Zahran Allouche, que l'on considère comme proche de l'émir Bandar et de son frère établi en Jordanie, appelle les musulmans du monde au jihad en Syrie.
Les sources proches du 8 Mars estiment donc que le premier round de Genève 2 n'a pas montré de changement important dans la politique internationale à l'égard du dossier syrien et de la région en général. Le président américain Barack Obama a bien défini l'équation dans son discours sur l'état de l'Union en parlant d'une « Syrie sans dictature et sans terrorisme ». Il n'est donc pas question de laisser le régime syrien se poser en vainqueur et pour cela, il faut continuer à lui mettre la pression sur le terrain. C'est là qu'interviennent l'Arabie saoudite, et dans une moindre mesure, le Qatar et la Turquie, en favorisant l'afflux d'armes et de combattants, même (et surtout) extrémistes vers la Syrie, puisque ce sont les seuls qui se battent efficacement. Le lâchage de Daech ne serait donc pas l'indice d'un changement dans la politique saoudienne. Il serait simplement dû à deux facteurs, d'une part, Daech est devenue incontrôlable et, d'autre part, l'Arabie saoudite, mise en cause dans les explosions de Russie et dans l'attentat contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth, aurait voulu jeter un peu de lest. D'ailleurs, des informations sécuritaires révèlent que des armes portant la mention de l'armée saoudienne auraient été retrouvées avec les combattants de Daech. Cela ne signifie pas forcément que le pouvoir continue d'appuyer cette formation en douce, mais que les armes ont été soit fournies il y a plusieurs mois, soit que des associations islamiques, qui sont légion au royaume wahhabite, ont réussi à s'en emparer et à les envoyer en Syrie, le pouvoir central saoudien étant affaibli à cause de l'état de santé du roi. D'ailleurs, même pendant la tenue de la conférence de Genève 2, les forces de l'opposition ont tenté de mener une offensive dans la région de Homs et le Front islamique (et ses parrains) continuent à tenter d'enregistrer des succès sur le terrain, en misant sur un éventuel essoufflement de l'armée syrienne engagée dans des combats incessants depuis trois ans.
De même, l'Arabie saoudite n'a pas changé sa position à l'égard du Hezbollah au Liban, étant toujours déterminée à lui faire payer sa participation aux combats en Syrie aux côtés des forces du régime. Mais ce sont surtout les Américains et les Européens qui poussent vers la formation d'un gouvernement où toutes les parties seraient représentées, pour éviter que le Liban bascule dans le chaos. Ce qui compliquerait encore plus une situation qui l'est déjà suffisamment en Syrie. L'Arabie a donc décidé de ne pas entraver la formation d'un tel gouvernement, sans plus, et ce sont surtout les États-Unis, la France, la Grande Bretagne et l'Union européenne en général qui poussent vers la formation d'un gouvernement d'union nationale.
En somme, les sources proches du 8 Mars pensent que pour l'instant, rien n'a encore véritablement changé et qu'il faut attendre une fois de plus les développements sur le terrain en Syrie. L'élément nouveau, c'est simplement une possibilité de former un gouvernement rassembleur, l'Arabie ayant retiré son feu rouge...
Justement, des sources proches du 8 Mars affirment à ce sujet qu'il s'agit d'une interprétation un peu hâtive et que, pour l'instant, rien n'indique un tel changement. Comme, selon ces mêmes sources, les dossiers...


Patience et longueur de temps valent mieux que force ni que rage . bendar ben (in)sultan en yankyland pour se faire soigner , la bensaoudie qui met du ma'zaherr dans son the , on gaule des terroristes et des armes et munitions a Ersal ,toutes appartenants aux salafobensaoudistes affilies a bandar hospitalise , et Scarlett veut voir un changement subite et radical ?? Patience , les cerveaux travaillent , l'Iran marche sur l'eau , le hezb sort de plus en plus glorifie de ses campagnes anti terrorists ici et ailleurs , nous y arrivons piano ,piano , pour que cela se fasse lontano . Bonnes nouvelles tout ca , very good news, thanks Scarlett , mais avec vous on est exigent parce que vous le valez bien !
14 h 23, le 31 janvier 2014