C'est d'une voix enrouée que le général Michel Aoun a lu un communiqué écrit après la réunion hebdomadaire du bloc du Changement et de la Réforme, à Rabieh. Court et clair, le communiqué dénonce ce qu'il appelle « les violations actuelles de la Constitution et du pacte national par les plus hautes instances de l'État » et annonce son refus de s'incliner devant une telle réalité.
Dans son communiqué, Aoun a donc déclaré : « Les peuples du monde qui pratiquent la démocratie obligent leurs gouvernants à respecter la Constitution. Alors que nous sommes à une période où nous recherchons le rapprochement entre les différentes parties, nous constatons que certains font exactement le contraire, de façon injustifiée. Parce que nous avons toujours en tête de nous orienter vers un État civil, laïc et moderne, nous sommes à chaque fois surpris par une réaction qui nous ramène en arrière. Pour différentes raisons, le mandat du Parlement est prorogé et le Conseil constitutionnel est empêché de se réunir pour adopter une position au sujet d'une telle prorogation. De même, la Constitution est violée par la prorogation des mandats de plusieurs hauts fonctionnaires dans différents corps administratifs. Aujourd'hui, c'est le Premier ministre désigné qui bafoue les principes qui assurent une représentativité réelle dans la formation du gouvernement. »
Et le général Aoun d'ajouter : « Il semble que notre destin soit d'être toujours pris pour cible dans les échéances cruciales et importantes, lorsqu'il s'agit notamment de former les pouvoirs constitutionnels. Nous choisissons de refuser cette réalité et de l'affronter pour protéger la patrie et l'État. D'ailleurs, tout ce qui menace la coexistence pousse les gens à protester et la tendance dictatoriale nous place en confrontation avec elle. »
Et de conclure : « La violation de la Constitution et des lois a ôté au pouvoir actuel la bonne gouvernance. L'apogée des violations est la menace brandie par le responsable du peuple libanais de former un gouvernement de fait accompli. Alors que l'incapacité à former un gouvernement pendant dix mois devrait mettre fin à la désignation et pousser (le Premier ministre désigné) à se récuser. Tout pouvoir qui ne respecte pas les règles constitutionnelles et les principes du pacte national, indépendamment de la mission que l'on veut lui assigner, est illégal. Ce principe ne connaît pas d'exception et c'est sur cette base que nous définissons la position de notre bloc par rapport à la formation du gouvernement. »
Le général Aoun s'est retiré à la fin de la lecture du communiqué.
Liban
Aoun : La menace de former un cabinet de fait accompli est l’apogée des violations constitutionnelles
OLJ / le 29 janvier 2014 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Il est celui par lequel toute solution qui passera pour le bien de notre pays fera appel a ce phare AAAAAAOUNNN....
18 h 50, le 30 janvier 2014