Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé qu'un retrait israélien devrait intervenir dans les trois ans suivant un accord de paix, selon des déclarations diffusées hier. « Ceux qui proposent un délai de 10 à 15 ans (avant un retrait) ne veulent pas, en réalité, de ce retrait », a déclaré le président palestinien, dans une interview. Les médias ont fait état de propositions américaines de maintien de forces israéliennes aux frontières entre la Cisjordanie, censée former la majeure partie d'un futur État palestinien, et la Jordanie pendant 10 ou 15 ans après la signature d'un traité de paix. « Nous ne voyons pas de problème à la présence d'une force tierce pendant et après le retrait pour rassurer Israël et pour s'assurer que le processus est mené jusqu'au bout », a ajouté M. Abbas, estimant que « l'OTAN serait l'acteur approprié pour mener cette mission ». « Un accord permettrait à Israël d'être reconnu par 57 pays musulmans, une reconnaissance claire, nette et sans ambiguïté entre ces pays et Israël », a plaidé le président palestinien, en allusion à l'initiative de paix de la Ligue arabe, lancée en 2002. M. Abbas a conclu en disant qu'il serait « heureux » de rencontrer M. Netanyahu en personne, dans le cadre d'une visite réciproque aux Parlements israélien et palestinien.
Moyen Orient et Monde
Abbas : Un retrait israélien en 3 ans maximum
OLJ / le 29 janvier 2014 à 00h00


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