Le Paris SG, neutralisé à Guingamp ce week-end en Ligue 1 (1-1) trois jours après son élimination en Coupe de France contre Montpellier (2-1), a aligné deux matches sans victoire pour la première fois depuis le mois d'août, lorsqu'il était encore en rodage.
Si le champion en titre et leader du championnat semble posséder sur ses concurrents une marge relativement confortable, sa mécanique huilée a été néanmoins enrayée cette semaine par quelques grains de sable. Un coup de mou physique ? Au Roudourou, les Parisiens ont semblé piocher physiquement, à l'image de Matuidi, qui n'a pas eu son rendement habituel au milieu, ou de Van der Wiel et Maxwell, moins percutants dans leurs couloirs. « Il n'y a pas d'usure physique, arrêtez ! Si en janvier, après la trêve hivernale, on commence à parler de fatigue physique... On va monter en puissance », a pourtant déclaré après le match l'entraîneur Laurent Blanc, mettant en avant les changements effectués (Sirigu, Alex, Maxwell, Motta et Ibrahimovic, titulaires samedi, n'avaient pas ou peu joué contre Montpellier). Comme son gardien Sirigu (« On n'avait pas d'appuis, on avait même des difficultés à mettre les crampons avant le match »), Blanc a plutôt invoqué « l'état du terrain détestable » pour justifier en partie le match terne de son équipe, qui n'a pu développer son jeu de passes. À tel point que la pelouse serait même aussi responsable du manque de « niaque » de ses joueurs, qui ont semblé jouer au petit trot. « Les joueurs, on les motive, après, quand ils voient l'état de la pelouse à l'échauffement, cela ne les transcende pas... Mais ce n'est pas une excuse », a-t-il dit.
Une défense friable
Contre Guingamp, Paris a encaissé son troisième but en deux matches, et même son septième en six rencontres depuis le début de 2014. Trois buts encaissés sur coups de pied arrêtés alors que les Parisiens n'en avaient, a rappelé Blanc, « pas pris depuis le début de saison » sur cette phase de jeu. « Je ne suis pas inquiet (...) On va travailler. Et je rappelle aussi que Thiago Silva n'était pas là ce soir, c'est un détail important », a poursuivi le technicien.
En l'absence du capitaine brésilien blessé, Marquinhos, titulaire en défense centrale samedi, n'a pas été souverain : battu par Yatabaré sur le but, il aurait pu être sanctionné d'un penalty et d'un carton rouge pour avoir ceinturé l'attaquant de l'En Avant en fin de première période. À 19 ans, Marquinhos manque encore d'expérience, et Sirigu (comme Douchez mercredi) n'est pas non plus exempt de tout reproche sur le but. Surtout, défendre est une affaire collective, comme l'attaque.
Une attaque gauche
Le trident offensif parisien a également manqué de mordant au Roudourou. Ibrahimovic a énormément décroché et a attendu les arrêts de jeu pour se créer sa première réelle occasion (tête au-dessus), et Cavani, s'il a encore effectué un impressionnant travail défensif sur son côté, est resté muet pour la cinquième fois en six matches depuis le début de l'année, alors qu'il avait marqué à cinq reprises en cinq rencontres en décembre.
Blanc, surtout, n'a toujours pas trouvé l'homme idoine pour accompagner le Suédois et l'Uruguayen devant. Samedi, il a relancé Pastore sur un côté de l'attaque, mais l'Argentin a beaucoup dézoné et ne s'est pas montré plus efficace que Lucas et Ménez, titularisés mercredi, ou Lavezzi (absent sur blessure samedi), son option n° 1.
De quoi relancer le débat sur la venue cet hiver, ou plus sûrement cet été, d'un renfort au milieu, également réclamé par Blanc.
(Source : AFP)
Les résultats
Lille-Rennes 1-1
Guingamp-Paris SG 1-1
Ajaccio-Sochaux 1-1
Montpellier-Nice 3 -1
Nantes-Reims 0-0
Valenciennes-Lorient 1-1
Lyon-Évian/Thonon 3-0.

