« Pour la première fois au Liban et dans la région, justice sera faite et un crime politique sanctionné, a affirmé hier le député Jamal Jarrah (Futur). Le procès des assassins de Rafic Hariri s'ouvre après des années d'efforts pour étouffer la vérité, enrayer le processus judiciaire, et poursuivre les attentats et les assassinats. »
Et le parlementaire de préciser que depuis l'indépendance (1943), 220 attentats politiques ont été commis au Liban, la plupart impunément.
« Les règlements politiques étaient toujours faits, au Liban, au moyen des attentats. Mais aujourd'hui, nous sommes au début d'une étape nouvelle de notre vie nationale, celle de la fin d'une situation d'impunité où le criminel n'a de comptes à rendre à personne, où la vérité disparaît avec la victime. Pour la première fois, le peuple libanais saura exactement qui a assassiné l'un de ses chefs, en l'occurrence Rafic Hariri, et les autres martyrs du 14 Mars (...) Le peuple libanais, le monde arabe et le monde entier ont rendez-vous avec la vérité, et les criminels avec la justice. »
Liban
Jarrah : « Les Libanais ont rendez-vous avec la vérité »
OLJ / le 16 janvier 2014 à 00h00

