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Moyen Orient et Monde - Référendum

En Égypte, le « oui » devrait l’emporter...

La presse a salué une « révolution dans les urnes ».

Un Égyptien vote sur la nouvelle Constitution pour sortir son pays de la crise. Virginie Nguyen Hoang/AFP

La victoire du « oui » au second jour du référendum constitutionnel en Égypte ne faisait aucun doute hier, mais la participation était déterminante pour le chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi qui a destitué le président islamiste Mohammad Morsi et ne cache pas ses intentions pour la présidentielle. Ce scrutin s'apparente à un plébiscite pour le général Sissi, nouvel et très populaire homme fort du plus peuplé des pays arabes, notamment parce que ses détracteurs, les partisans de M. Morsi réprimés dans le sang depuis l'éviction par l'armée de leur champion le 3 juillet, ont appelé à boycotter ce rendez-vous électoral. Dans les files d'attente des bureaux de vote du Caire, la quasi-totalité des électeurs interrogés affichaient fièrement leur intention de voter « pour le général Sissi » et « contre les Frères musulmans », la confrérie de M. Morsi récemment déclarée « organisation terroriste » et désormais condamnée à la clandestinité qu'elle a connue durant la quasi-totalité de ses 85 années d'existence, après avoir remporté tous les scrutins organisés depuis la révolte de 2011.
Mais sur le terrain, la candidature de celui qui est également vice-Premier ministre et ministre de la Défense ne réjouit pas tout le monde. Depuis l'ouverture du vote mardi matin, plus de 350 personnes ont été arrêtées, dont des membres des Frères musulmans, pour avoir perturbé les opérations de vote, selon le ministère de l'Intérieur. Hier, aucun incident majeur n'a été signalé, mais des dizaines de pro-Morsi ont brièvement bloqué une station de métro du Caire, et de modestes cortèges pro-Morsi ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène. Si certaines organisations des droits de l'homme dénoncent un climat de peur et de répression alors que les portraits du général Sissi ornent rues et boutiques du Caire, la presse, elle, saluait hier une « révolution dans les urnes ».

Une « mascarade »
Alors que pour les experts, le pouvoir voit dans ce référendum un premier moyen d'obtenir une caution par les urnes pour ce que ses détracteurs présentent comme un « coup d'État militaire », les partisans de M. Morsi refusent de participer aux échéances du gouvernement intérimaire qui doit organiser en 2014 des élections législatives et présidentielle. Amr Desoki, étudiant, a ainsi affirmé « boycotter cette Constitution et la mascarade qui se joue en ce moment ». « Cette Constitution est illégitime et je ne la reconnais pas », a-t-il ajouté.
Le projet de Constitution a été débarrassé de clauses ouvrant la voie à une islamisation de la loi, qui avaient provoqué une levée de boucliers sous la présidence Morsi, mais ne modifie que très marginalement les pouvoirs institutionnels et renforce le poids de l'armée dans la vie politique. Le texte adopté fin 2012 avait recueilli 64 % des suffrages alors que 33 % des électeurs s'étaient déplacés, un taux que les nouvelles autorités espèrent dépasser. Le résultat du référendum ne devrait pas être connu avant plusieurs jours. Washington a appelé de son côté à un référendum « transparent », alors que le Congrès doit adopter cette semaine une mesure autorisant le versement de près d'un milliard de dollars à l'Égypte, dont la substantielle aide militaire avait été partiellement suspendue en octobre.
(Source : AFP)

La victoire du « oui » au second jour du référendum constitutionnel en Égypte ne faisait aucun doute hier, mais la participation était déterminante pour le chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi qui a destitué le président islamiste Mohammad Morsi et ne cache pas ses intentions pour la présidentielle. Ce scrutin s'apparente à un plébiscite pour le général Sissi, nouvel et très populaire homme fort du plus peuplé des pays arabes, notamment parce que ses détracteurs, les partisans de M. Morsi réprimés dans le sang depuis l'éviction par l'armée de leur champion le 3 juillet, ont appelé à boycotter ce rendez-vous électoral. Dans les files d'attente des bureaux de vote du Caire, la quasi-totalité des électeurs interrogés affichaient fièrement leur intention de voter « pour le général Sissi » et « contre...
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