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Moyen Orient et Monde - Centrafrique

Scènes de liesse à Bangui après la démission de Djotodia

Le président centrafricain Michel Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses dans son pays, a démissionné hier à N'Djamena sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale qui l'y avaient convoqué pour un sommet extraordinaire. Son Premier ministre, Nicolas Tiangaye, avec qui M. Djotodia entretenait des relations notoirement mauvaises contribuant à paralyser toute action publique face aux tueries à grande échelle, a également démissionné.
Après que la nouvelle fut parvenue à Bangui, des milliers d'habitants en liesse sont descendus dans les rues pour laisser éclater leur joie. Sur les avenues de France, des Martyrs, de l'Indépendance ou encore au carrefour des Nations unies, ils chantaient ou hurlaient en courant : « C'est fini, c'est fini ! » Quelques tirs sporadiques d'origine inconnue ont également été entendus et des blindés français de l'opération Sangaris ont pris position près du palais présidentiel à Bangui, ont constaté des journalistes de l'AFP.
La France, ancienne puissance coloniale et qui a milité pour une intervention internationale afin de faire cesser les violences, a aussitôt demandé un remplacement « dans les plus brefs délais » de Michel Djotodia. « Il faut que le Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) établisse l'alternative provisoire parce que le but c'est d'aller avant la fin de l'année à des élections », a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. La Constitution provisoire centrafricaine stipule que le président du CNT assure un intérim, de 15 jours maximum, le temps d'organiser l'élection d'un nouveau président par le Conseil.
Les dirigeants de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC), réunis au sommet depuis jeudi à l'initiative du chef de l'État tchadien Idriss Déby Itno, « ont pris acte de la démission » du président et du Premier ministre centrafricains, selon le communiqué final du sommet lu en séance plénière. Le président tchadien a rejeté en bloc la responsabilité de la crise sur les politiques centrafricains. « S'il y a eu échec, c'est celui de la classe politique dans son ensemble », a-t-il lancé jeudi soir aux membres du CNT. « La transition n'a pas fonctionné comme on le veut. Les autorités qui ont la charge de mener cette transition n'ont pas pu répondre aux attentes des Centrafricains et de la communauté internationale, dont les plus importantes sont l'ordre et la sécurité », a-t-il accusé.
À Bangui, les tueries à grande échelle de ces dernières semaines ont progressivement cessé et la ville a retrouvé une activité quasi normale pendant la journée. « La situation s'améliore, lentement, mais elle s'améliore », a estimé jeudi le chef de l'opération française Sangaris, le général Francisco Soriano. Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka, dirigée par M. Djotodia, la Centrafrique a été emportée dans une spirale de violences communautaires et interreligieuses sous le regard impuissant des institutions de transition.
(Source : AFP)

Le président centrafricain Michel Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses dans son pays, a démissionné hier à N'Djamena sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale qui l'y avaient convoqué pour un sommet extraordinaire. Son Premier ministre, Nicolas Tiangaye, avec qui M. Djotodia entretenait des relations notoirement mauvaises contribuant à paralyser toute action publique face aux tueries à grande échelle, a également démissionné.Après que la nouvelle fut parvenue à Bangui, des milliers d'habitants en liesse sont descendus dans les rues pour laisser éclater leur joie. Sur les avenues de France, des Martyrs, de l'Indépendance ou encore au carrefour des Nations unies, ils chantaient ou hurlaient en courant : « C'est fini, c'est fini ! » Quelques tirs...
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