M. Cortbaoui entouré de MM. Choucair et Osseirane, au cours du congrès sur la médiation à la Chambre de commerce et d’industrie de Beyrouth.
Un congrès sur le Centre libanais d'arbitrage et de médiation a été organisé à la Chambre de commerce, d'industrie et de commerce de Beyrouth, sous le parrainage et en présence du ministre de la Justice Chakib Cortbaoui. Le Centre libanais a été désigné comme centre régional de règlement des conflits par l'Union des Chambres de commerce et d'industrie de la Méditerranée, et ce en raison « de ses hautes compétences, de son expérience et de sa bonne pratique tout au long de près de vingt ans de services ».
À cette occasion, M. Cortbaoui a fait l'apologie de la médiation et de sa pratique au Liban. Il a rappelé cependant que le fin mot de l'histoire revient toujours à la justice. Une justice « qui est à la base de l'État de droit auquel nous rêvons et dont nous sommes encore très loin pour des raisons diverses dont nous nous partageons tous la responsabilité, hommes politiques, juges et citoyens », a-t-il dit. Il a cependant insisté sur les statistiques récentes qui montrent une nette évolution du travail de la justice ces deux dernières années, et une augmentation des jugements en 2013 de 44 % dans certaines cours, de 23 % dans d'autres et même de 220 % dans l'une d'elles. Il a également signalé que les rapports de l'Inspection judiciaire et ses décisions ont nettement augmenté en nombre, 22 juges ayant comparu cette année devant le conseil de discipline, soit 400 % de plus que la moyenne des vingt années précédentes.
Étaient notamment présents le ministre de l'Information Walid Daouk, le président de la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Beyrouth (CCIB) et du Mont-Liban, Mohammad Choucair, le président de l'Association des commerçants de Beyrouth, Nicolas Chammas, et le président du Comité économique de la CCIB, Salah Osseirane.


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